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Canada

Chefferie du Parti québécois: humour et politique, même combat pour Guy Nantel

Guy Nantel affirme que sa candidature à la chefferie du Parti québécois (PQ) s’inscrit dans la continuité de son travail sur scène comme humoriste à saveur politique.

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«J’ai toujours fait des spectacles pour les mêmes raisons que je fais de la politique», a-t-il expliqué en entrevue avec notre Bureau parlementaire, quelques heures après avoir officiellement annoncé qu’il sera candidat à la succession de Jean-François Lisée.

«Ce sont des métiers différents, mais en bout de ligne, c’est le même ouvrage, si on veut, poursuit Guy Nantel. C’est-à-dire celui de faire avancer la réflexion, le débat et de pointer les incongruités. Je l’ai fait longtemps comme humoriste, là je le fais d’une autre manière. Il y a une parenté à ce niveau-là.»

Toutefois, c’est la pression populaire qui l’a poussé à se lancer dans la course, assure l’humoriste devenu politicien. « J’ai été approché, ce n’est pas moi qui ai fait les premiers pas, dit-il. C’est toute une vague de gens qui ont vu que j’avais écrit un livre en 2017, qui ont vu le spectacle et tout ça. Je me suis mis à avoir plein d’appels à partir du moment où le PQ n’avait plus de chef », relate-t-il.

Des gens haut placés au sein du mouvement souverainiste l’auraient également incité à faire le saut, laisse-t-il entendre.  

«Pas de langue de bois»

Guy Nantel mise sur ses talents de communicateur pour se démarquer. «Puisque je ne suis pas un politicien, je n’ai pas la langue de bois. Je suis quelqu’un qui parle directement, qui est capable de vulgariser, de communiquer, de ne pas passer par quatre chemins. Je pense que ça va faire du bien en politique», affirme-t-il.

Récemment, son adversaire Sylvain Gaudreault a fait remarquer qu’il est le seul candidat à détenir une expérience de l’administration publique, lui qui a été député et ministre. Mais Guy Nantel ne croit pas brûler les étapes en se lançant directement à la chefferie, sans ne voit pas son manque d’expérience politique comme un désavantage. «Chacun ses forces, lance-t-il. Je suis quelqu’un qui offre une opportunité à ce parti : de pouvoir revenir sur la scène, d’aller chercher des dons, des militants, des cartes de membre. Alors, il faut aussi voir l’avantage de ça.»

Souveraineté d’abord

En annonçant sa candidature jeudi, M. Nantel a dit vouloir «décomplexer» le PQ et le mouvement souverainiste. Il proposera notamment de tenir un référendum sur la souveraineté dans les deux premières années d’un premier mandat.

De plus, il proposera à l’ensemble des Québécois de «converger vers une culture commune, et évidemment, ce sera la culture québécoise parce qu’on est au Québec». «Les difficultés qu’on peut avoir, au Québec, actuellement par rapport à la langue ou à la laïcité, ça ne vient pas ni des immigrants ni des anglophones», estime-t-il.

«Ça vient d’abord et avant tout du fait que les Québécois ne se sont pas assumés comme peuple, poursuit M. Nantel. À partir du moment où les Québécois, et là j’inclus tous les gens qui vivent au Québec, vont accepter de s’unir et de former une nation, il y a énormément de tensions qui vont disparaître.»

– Avec la collaboration de Dominique Scali

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