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COVID-19 ou éducation, la difficile équation californienne pour la réouverture des écoles

La rentrée scolaire doit avoir lieu dans seulement quelques semaines en Californie et Marina Avalos ne sait toujours pas où et comment sa fille de sept ans assistera aux cours.

Comme de nombreux parents, cette mère de famille de 46 ans rechigne à envoyer ses enfants à l’école alors que le nombre de cas de COVID-19 explose aux États-Unis, notamment en Californie où elle vit, qui enregistre toutes les semaines de nouveaux records de contamination.

« Toute cette situation me rend très nerveuse », déclare-t-elle. « Je ne me sens pas sereine de renvoyer ma fille à l’école comme avant. »

Même si les enfants semblent avoir tendance à développer des formes moins graves du coronavirus, il est difficile pour les plus jeunes de respecter les gestes barrières plusieurs heures durant, et la peur de la contagion est dans les esprits de la majorité des familles californiennes.

Pour ceux qui n’ont pas d’autres choix que de retourner au travail ou qui craignent que leurs enfants n’accumulent un handicap scolaire après avoir passé plusieurs mois loin des salles de classe, l’équation COVID-19 est particulièrement difficile à résoudre.

Comme le port du masque avant lui, le dilemme est devenu un enjeu politique national cette semaine, depuis que le président Donald Trump a déclaré vouloir coûte que coûte que « les écoles ouvrent à l’automne », jugeant les consignes sanitaires en la matière « trop dures » et menaçant de supprimer des subventions fédérales.

Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, avait rétorqué que la santé des enfants et du personnel éducatif était une priorité « non négociable ».

« En pleurs »

La décision de rouvrir les écoles ne revient d’ailleurs ni à l’un ni à l’autre mais à chaque district scolaire, au niveau local.

Celui de Los Angeles, le deuxième plus grand des États-Unis avec 600 000 élèves, n’a pas encore tranché entre retour dans les classes et cours virtuels, mais les autorités sanitaires ont recommandé aux écoles de se préparer à la poursuite de l’enseignement à distance au vu de l’ampleur de l’épidémie.

Mère de trois enfants (8, 15 et 17 ans) qui fréquentent des établissements privés, Monika Zands espère vivement qu’ils pourront retourner physiquement à l’école très prochainement, particulièrement sa benjamine.

« Les plus âgés se sont maintenus au niveau car ils avaient plus ou moins tous les jours des cours en ligne, ils sont restés dans le coup », explique-t-elle.

Mais « la plus jeune a vraiment pris du retard, en termes de connaissances et de réflexion... Si ça devait se prolonger, je serais vraiment inquiète sur sa capacité et sa motivation à rattraper ce retard », lance Monika.

Au début du semestre, la petite fille devait se contenter d’une heure de classe via internet, suivie de cinq heures de devoirs.

« Elle était en pleurs, se lamentant "je ne peux pas voir mes amis, et je ne peux pas faire ça et maintenant vous voulez que je reste assise toute la journée pour faire mes devoirs" », se souvient sa mère.

Si les écoles ne peuvent rouvrir en août, Monika Zands et d’autres parents envisagent de louer les services d’un professeur pour venir donner des leçons aux enfants par petits groupes.

Mais c’est un luxe que peu de gens peuvent se permettre, et un sujet de préoccupation pour Jena Lee, psychiatre pour enfants à Los Angeles.

« Je crains particulièrement que les inégalités en matière d’éducation ne se creusent davantage », explique la spécialiste interrogée par l’AFP.

Plus longtemps les écoles resteront fermées, « plus grand est le risque de dégâts éducatifs mais aussi pour la santé mentale et le développement social » des enfants, prévient-elle.

Mme Avalos en a parfaitement conscience : sa petite fille souffre de troubles de l’attention et la classe sur internet ne lui permet pas de bénéficier de l’aide du spécialiste qui l’assiste en temps normal.

Fille unique, son enfant « très sociable » souffre en outre beaucoup de l’absence de ses camarades de classe.

« Sans ce virus, je la renverrais à l’école », dit sans hésiter la maman, se sentant obligée de privilégier la santé physique de sa fille, qui a déjà récemment contracté bronchite et pneumonie.

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