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D'un Brisson à l'autre

Le père a grandi à Salaberry-de-Valleyfield au Québec. Le fils a grandi en banlieue de Los Angeles en Californie. Le père a joué pour le Junior de Verdun, les Voltigeurs de Drummondville et les Olympiques de Hull dans la LHJMQ. Le fils a joué pour le Steel de Chicago dans la USHL et il portera les couleurs des Wolverines du Michigan dans la NCAA.

Le père est l’agent de joueurs le plus réputé dans la LNH. Le fils rêve à son tour d’une carrière dans la LNH. C’est l’histoire de Pat et Brendan Brisson. 

« J’ai grandi dans le hockey. Le hockey, c’est ma vie, a rappelé Pat Brisson lors d’une entrevue téléphonique au Journal. Plus jeune, je rêvais de devenir un joueur de la LNH. Ça fait quand même longtemps, on recule à près de 40 ans pour parler de mes années dans la LHJMQ (1982-1983 à 1985-1986). Je n’ai pas atteint mon rêve comme joueur, mais je gravite encore dans ce milieu. Je me suis construit un autre rêve comme agent. »

Dans les rangs mineurs à Los Angeles, Pat Brisson n’a jamais ménagé ses encouragements à l’endroit de Brendan.

Photos courtoisie, USHL

Dans les rangs mineurs à Los Angeles, Pat Brisson n’a jamais ménagé ses encouragements à l’endroit de Brendan.

« Maintenant, je suis tellement heureux de voir Brendan. Il s’approche de son rêve à lui. Il a commencé à jouer au hockey à l’âge de trois ou quatre ans. Il jouait ici à Los Angeles. Au départ, ce n’était pas le marché idéal. Nous sommes en Californie, mais le hockey connaît une très belle croissance. L’an dernier, il y avait deux ou trois joueurs originaires de la Californie repêchés au premier tour (quatre joueurs originaires de la Californie parmi les 53 premiers choix). Dans quelques semaines, ce sera au tour de Brendan d’entendre son nom. »

« J’aurais aimé vivre le repêchage à Montréal, a renchéri Brendan. On aurait parlé d’un événement encore plus spécial avec la famille de mon père qui aurait pu y être. La pandémie de la COVID-19 a changé les plans et le repêchage se déroulera probablement sur internet. Malgré tout, j’ai très hâte à ce jour. Je partagerai ce moment avec mon père, ma mère Kim et mon petit frère Jordan. J’imagine que le sentiment sera aussi intense quand je découvrirai mon nom sur l’écran à la place d’être assis dans les gradins du Centre Bell. »

Grandir avec les Crosby, Tavares, Toews

Né à quelques kilomètres de Los Angeles d’un père québécois et d’une mère américaine, Brendan parle un peu français. Mais pas assez pour accepter une entrevue de fond dans la langue de Molière. Il n’y a pas juste le contexte linguistique qui détonne entre le paternel et le fils. Les deux ont vécu dans un contexte complètement différent. 

« Je n’ai pas eu la même enfance, a lancé Pat. Je me souviens des jours de ma jeunesse où j’ai rencontré Yvan Cournoyer ou Guy Lafleur. Je n’en dormais pas pendant trois jours. J’étais sur un nuage. »

« Mes garçons ont grandi avec les Crosby, MacKinnon ou Tavares. Ils sont tous déjà restés chez moi l’été pour des camps de développement. Pour Brendan, ça fait partie de la normalité. Il a toujours côtoyé les meilleurs joueurs de la LNH. Vers l’âge de 13 ou 14 ans, Brendan a réalisé une chose importante. Il a compris que ces gars-là n’étaient pas juste des amis ou des clients de son père, mais aussi des athlètes d’exception. Il a commencé à regarder ce qu’ils faisaient. Il a absorbé plusieurs aspects essentiels de la vie d’un hockeyeur professionnel. »

« Brendan pouvait aussi entendre des conversations téléphoniques quand il était en voiture avec moi. Ça pouvait arriver qu’un joueur me téléphonait après un match et que Brendan était assis sur le siège arrière. »

Crosby comme gardienne

Avant le repêchage de la LNH, qui se tiendra à l’automne, Brendan racontera encore plusieurs fois des anecdotes de son enfance avec les célèbres clients de son père.

Il l’a déjà fait avec le collègue
Mikaël Filion de RDS et il a accepté de raconter pour les lecteurs du Journal deux histoires concernant Sidney Crosby et John Tavares.

« Sid devait avoir 17 ans et il était de passage à la maison. Moi, j’avais trois ou quatre ans. Mon petit frère avait eu un petit accident. Il était tombé et il avait cogné son front contre une table. Il s’était coupé l’arcade sourcilière. Il saignait beaucoup. Mes parents avaient choisi de partir à l’hôpital avec Jordan. Il avait reçu des points de suture. Moi, j’étais resté à la maison avec Sid. Il servait de gardienne ! Il m’avait donné un bain et il avait regardé la télévision avec moi. »

« John Tavares avait habité chez moi pour une semaine quand j’étais plus jeune. J’avais 8 ans environ et mon frère devait avoir 6 ans. John s’entraînait et il buvait toujours un shake de protéines après ses entraînements. On appelait ça le John Tavares shake. Pour les trois ou quatre années suivantes, je voulais boire le même shake. »

Un espoir pour le premier tour

« Je ne suis pas différent des autres espoirs, j’espère me faire repêcher le plus rapidement possible. J’aimerais sortir au premier tour, mais si je devais glisser au 2e tour ou même au 3e tour, je ressentirai probablement le même sentiment. Le lendemain du repêchage, j’appartiendrai à une équipe de la LNH et il restera un long chemin à parcourir, peu importe ton rang de sélection. »

Brendan Brisson a déjà appris la réponse idéale pour ne pas créer de vague. Au classement des meilleurs espoirs en Amérique du Nord, le centre gaucher vient au 20e rang. Il sort d’une très bonne saison avec le Steel de Chicago dans la USHL où il a obtenu 59 points (24 buts, 35 passes). Il a été choisi la recrue de l’année. 

Aux yeux du paternel, il devrait connaître son sort rapidement lors du prochain repêchage.

« Si je retire mon chapeau de père et que je replace celui d’agent et de gars d’hockey, je peux immédiatement te répondre que Brendan connaît une très belle progression depuis trois ans, a expliqué Pat. Il y a trois ans, il mesurait juste
5 pi 7 po. Maintenant, il fait 5 pi 11 et un quart. Il n’a pas juste grandi comme jeune homme, il a aussi grandi comme joueur sur la glace. Je note un progrès tous les ans. Quand Brendan avait 14 ans, je ne l’aurais pas recruté pour mon agence. Il a toutefois suivi une très bonne courbe de progression. »

« Je vois un jeune qui évolue constamment, même mois par mois. À mon avis, je le décris comme un choix de premier tour. J’aime vraiment sa progression au cours des derniers mois, des dernières années. »

Trois ans à Shattuck

La progression de Brendan se lit également dans ses statistiques. Avant de faire le saut dans la USHL, il a étudié pendant trois ans à la célèbre école de hockey Shattuck-St. Mary’s, l’alma mater des Sidney Crosby, Jonathan Toews ou
Zach Parise. Il avait récolté 22 points en 53 matchs à sa première année, 67 points en 54 matchs à sa deuxième année et 101 points en 55 matchs à sa dernière année.

« Quand je suis arrivé à Shattuck, j’ai réalisé un paquet de choses. Ça m’a fait écarquiller les yeux, a dit Brendan. J’ai quitté la maison et mes amis à l’âge de 14 ans pour poursuivre mon rêve de jouer au hockey dans une petite école du Minnesota. J’ai tellement appris de mon passage là-bas. J’ai grandi comme hockeyeur, mais aussi comme jeune homme. Maintenant, je me sens prêt pour mon prochain défi avec les Wolverines du Michigan. J’espère que ça me servira de tremplin pour la LNH. »

Le petit frère de Brendan, Jordan, a maintenant pris le flambeau à Shattuck. Âgé de 16 ans, il vient de terminer sa première saison à cette institution du Minnesota.

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