Canada

Des projets insolites réalisés grâce au confinement

Enfermés à domicile, plusieurs Québécois ont décidé de tirer le plus possible du confinement, en profitant de leur nouveau temps libre pour réaliser des projets insolites qu’ils n’auraient jamais eu le temps de faire autrement.

Perte d’emploi, entreprises fermées temporairement, école à distance. Pendant que le Québec était sur pause, plusieurs cherchaient de quoi occuper leur temps libre.

Si bon nombre d’entre eux en ont profité pour mettre en branle des idées qu’ils voulaient réaliser depuis longtemps, d’autres ont plutôt laissé aller leur fibre créative.

Voici quelques projets insolites et colorés, réalisés en très grande partie grâce au confinement. 

Un voilier revampé

Photo courtoisie

Un jeune couple de Québec a profité de son temps libre durant la quarantaine pour rénover un vieux voilier datant de 1986 acheté l’été dernier.

Photo courtoisie

« On a décidé de le mettre à notre goût, explique Magalie Masson, 22 ans. Toute la décoration intérieure était vieille, il y avait beaucoup de tapis, c’était rendu sec, il y avait un peu de moisissure. C’était brun, sombre. » Elle et son copain, Jérôme Roy, 23 ans, ont travaillé à temps plein sur le bateau pendant un mois et demi pour le remettre au goût du jour.

Le timing était idéal pour cette jeune étudiante. « Là on achève », ajoute-t-elle, fière du résultat. 

Des légumes frais à profusion

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Concombres, tomates, poivrons, zucchinis, échalotes, fraises, courges, haricots... La liste des légumes qui poussent dans la serre construite par Bruno Couture, 49 ans, pourrait s’allonger encore longtemps.

Comme plusieurs foyers québécois, la famille de Lac-Mégantic, en Estrie, a profité du confinement pour se construire un jardin. « J’adore les légumes, mais je me suis blessée à l’ouvrage donc je ne suis plus capable de me pencher, explique sa femme Mélissa Lessard, 41 ans. Avec les bacs hauts, je n’ai pas besoin de me pencher. On a fait ça en grand ! Tant qu’à faire, on pourra effectuer du cannage et en congeler à l’automne. » 

Autosuffisance

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Après avoir appris à faire leur propre pain et s’être confectionné un jardin, Geneviève Coulombe-Lévesque, 35 ans, et son conjoint ont eu l’idée soudaine de se construire un poulailler pour y accueillir des compagnons ailés. « Mon conjoint travaille dans la construction. C’était facile pour lui de faire ça ! Il a décidé de se lancer dans un petit projet... de poules ! », dit-elle en riant.

Ça aura pris près d’un mois à temps perdu pour arriver au résultat, un projet que le couple de Sainte-Luce, dans le Bas-Saint-Laurent, n’aurait jamais eu le temps de faire autrement. Comptent-ils aller plus loin dans leur autosuffisance ? « On s’arrête là, s’exclame la dame. Mon conjoint a recommencé à travailler, et moi en attendant, je m’occupe des poules ! » 

Un plancher fait de sous noirs

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Depuis plus d’un an, Laila Zeidi, 39 ans, amasse des sous noirs canadiens dans l’intention d’en paver son entrée de maison : une tâche ardue depuis qu’ils ne sont plus en circulation.

Fan de la série de jeux vidéo Zelda, la Lavalloise explique qu’il lui aura fallu entre 4000 et 5000 sous noirs pour réaliser le motif.

« Ça faisait plusieurs années que je contemplais l’idée de faire ça dans mon vestibule parce que c’est une surface pas trop grande. Quand on travaille à temps plein, c’est difficile de se trouver une période de temps à consacrer à un projet », mentionne-t-elle, très satisfaite de son œuvre. 

Retour à sa passion

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Catherine Parent, 40 ans, a profité des deux mois d’isolement pour se remettre à sa passion : la peinture.

L’artiste dans l’âme peignait depuis sa tendre enfance, avant que les obligations de la vie quotidienne ne la détournent de sa véritable passion.

« Je n’avais pas le temps de m’y remettre. D’autant plus que je devais m’occuper de mon fils, de ma maison », explique la maman d’un garçon de 7 ans. Elle avait pourtant vendu une toile à la Cour suprême du Canada en 2017.

Depuis le confinement, elle a vendu quatre toiles — dont l’une à plus de 1500 $ — et a reçu cinq nouvelles commandes.

L’artiste de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, dans les Basses-Laurentides, est aussi en discussion pour imprimer ses œuvres sur des chandails dans une importante chaîne de vêtements québécois.

« Je n’aurais pas pu le faire autrement. Il n’y a pas que du négatif dans une crise », conclut l’artiste.

- Stéphane Sinclair

De dessin à projet

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En partant d’un dessin de leur fille, Anick Belleau et son conjoint ont construit une cabane en bois réutilisé autour de son lit pour lui enseigner qu’il est possible de faire de grandes choses à partir d’un simple croquis.

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« Ce n’est pas dans notre habitude de ne pas travailler, on n’est jamais arrêtés. On est des personnes de projets, et on voulait transmettre ces valeurs-là à nos enfants », souligne l’enseignante de 37 ans, qui habite à Alma, au Saguenay – Lac-Saint-Jean.

Pour encourager leurs trois filles à être travaillantes, les parents leur ont demandé quel projet elles aimeraient réaliser pendant le confinement. Les deux plus vieilles ont plutôt opté pour un projet de capsules vidéo en science, destinées aux élèves de Mme Belleau. 

Un chat... à la vanille

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Danoë Balmir, 29 ans, a profité du confinement pour essayer de nouvelles techniques de pâtisserie.

« Après les voyages, la confection de gâteau est vraiment ma plus grande passion. Ceux que je fais sont plus “cartoonesques”. J’ai tenté d’en faire des plus réalistes », dit la Montréalaise, qui offre souvent ses fameux gâteaux en cadeau.

Pour sculpter le gâteau à la vanille en forme de chat et tracer les détails, elle a utilisé des outils similaires à ceux employés pour l’argile.

La création a nécessité près de six heures de travail. 

Un robot souriant

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Pour faire sourire les passants dans la rue et encourager son petit cousin à venir faire des marches avec elle, Amélie Bérubé, 14 ans, a décidé de se construire un costume de robot comme projet de confinement.

« J’avais vu du monde qui se déguisait en dinosaure gonflable et qui allait dans les rues pour faire sourire les gens », explique l’ado de Sept-Îles, sur la Côte-Nord.

Ça lui a pris trois jours pour construire, coller et peindre son robot « Ça va bien aller ». 

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