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Des républicains condamnent les propos de Donald Trump

Si vous vous intéressez à la politique américaine et à la campagne présidentielle, vous avez déjà relevé la déclaration choquante du président alors qu’on l’interrogeait sur la transition du pouvoir dans l’éventualité d’une défaite.

On n’interroge jamais un président sur ce sujet parce qu’une transition pacifique du pouvoir va de soi. Dans les régimes démocratiques occidentaux, la stabilité politique repose sur la reconnaissance implicite de la volonté du peuple. On peut être en colère ou déçut, on se dit qu’on fera mieux la prochaine fois et on se prépare activement.

Pourtant sous l’administration Trump cet élément fondamental du jeu politique est constamment remis en question. Même lors de sa victoire en 2016 le nouveau président affirmait, sans détenir de preuves, qu’il était la victime d’une supercherie qui lui aurait coûté trois millions de votes. Comme par hasard, le nombre de votes qui le séparait d’Hillary Clinton dans le vote populaire.

La déclaration d’hier ne devrait donc pas nous étonner. Trump claironne régulièrement que l’État profond est à l’œuvre et qu’en cas de défaite, c’est de ce côté qu’il faudra enquêter. Une défaite à la régulière serait impossible! Pour l’instant, ses élucubrations reposent sur du vent.

Nous sommes maintenant un brin désensibilisés à ces sorties intempestives tellement elles peuvent de partout depuis près de trois ans. Nous ne le devrions pas. Il n’y a rien de normal ou de sain dans le comportement et les propos du président des États-Unis quand il s’en prend à la crédibilité du système électoral. Ce dernier est complexe, trop, il a besoin d’être réformés et laisse place à trop de jeux partisans. Les statistiques démontrent cependant que les cas de fraudes avérées y sont marginaux.

Les propos du président hier sont tellement hors-norme que plusieurs républicains, plutôt serviles depuis l’élection de Donald Trump, ont senti le besoin d’effectuer une mise au point ou de dénoncer celui qui détient une emprise quasi totale sur sa formation politique.

Parmi ceux qui se sont manifestés depuis hier soir on retrouve quelques ténors et quelques noms connus. Mitch McConnell, le puissant meneur de jeu du sénat, a assuré qu’il y aurait une transition pacifique comme c’est le cas depuis 1792. Les Mitt Romney, Marco Rubio, Liz Cheney et Lindsey Graham ont tour à tour souligné l’importance de respecter le choix des électeurs. On veut éviter le chaos et maintenir les assises de la démocratie américaine.

Ont-ils rassuré leurs concitoyens? Y croyez-vous? Permettez-moi d’exprimer des doutes. Malgré leurs belles paroles et leur attachement présumé à de grands principes démocratiques, les républicains n’ont jamais osé se lever contre leur président lorsque ça compte. Ils se sont autorisés une ou deux défections, mais jamais assez pour mettre en péril leur président.

Jamais un président n’a aussi ouvertement politisé l’appareil gouvernemental américain. Pensez au secrétariat d’État, à la Justice, à la poste ou, plus récemment, à la CDC (la santé publique). Un rappel à l’ordre par les membres élus de son parti est plus que jamais nécessaire pour atténuer la portée du travail de sape des institutions démocratiques.

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