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Green Bay, une équipe dominante

Dans leur victoire de 32-18 face aux Rams, les Packers ont démontré un élément important dans leur marche vers le Super Bowl. Quand tout le monde s’y met, cette équipe peut être bien plus que celle du quart-arrière Aaron Rodgers. 

C’est une évidence, Rodgers est le maestro qui dirige toute l’opération et les Packers iront jusqu’où il les mènera. Le pivot des têtes fromagées a certainement été efficace en complétant 63,9% de ses passes et en réalisant quelques pièces d’anthologie. 

Sur sa course pour un touché au deuxième quart, sa superbe feinte de passe a complètement gelé le secondeur Leonard Floyd à la porte des buts. Son plomb dans les mains du receveur Allen Lazard a produit un touché de 58 verges qui a assassiné les Rams pour de bon au quatrième quart. Cette passe s’avère d’ailleurs la plus longue de sa carrière pour un touché en séries. 

Rodgers a bouclé un 12e match éliminatoire avec plus de 250 verges et deux passes de touchés. Seul Tom Brady, avec 17, en compte davantage. Sans l’ombre d’un doute, Rodgers a joué avec l’aplomb des beaux jours. 

Jeu au sol et défensive 

Trop souvent, par les années passées, les Packers ont été l’affaire de Rodgers et de son one man show. Face aux Rams, le légendaire quart-arrière a été excellent, sans avoir besoin de réaliser d’impossibles miracles.  

Cette fois, c’est toute l’équipe qui s’est présentée à Green Bay sous son meilleur jour. Le jeu au sol a récolté pas moins de 188 verges. Encore là, ce n’est pas l’histoire d’un seul homme, mais d’un bel effort de comité. Aaron Jones a sonné la charge avec 99 verges de gains, dont une brillante course de 60 verges pour lancer le troisième quart en force. Jamaal Williams a gagné 65 verges en 12 courses, tandis que AJ Dillon en a ajouté 27 en six courses. Les trois porteurs ont couru pour une excellente moyenne de 5,2 verges par portée. L’attaque a fait preuve de patience en se contentant de prendre ce que la défensive des Rams lui donnait. 

Si le champ-arrière s’est montré aussi productif et que Aaron Rodgers n’a été victime d’aucun sac du quart, c’est aussi parce que la ligne offensive a été sensationnelle en dominant largement la bataille des tranchées face à l’excellent font défensif des Rams.  

Dans ce contexte, les Packers ont été en mesure de générer 484 verges d’attaque, la plus grosse récolte en séries dans l’ère du Super Bowl face à une défensive qui occupait le premier rang du circuit en termes de verges accordées, selon ELIAS Sports. 

Bonne défensive 

L’attaque des Packers attire tellement l’attention qu’il est facile d’oublier qu’il y a de bons éléments en défensive.  

Le plaqueur Kenny Clark a pratiquement installé son campement dans le champ-arrière des Rams. Pour le secondeur Rashan Gary, auteur de 1,5 sac, c’est le jour et la nuit à sa deuxième année après une saison recrue sans éclat. Za’Darius Smith en est un autre qui a constamment dérangé le rythme de l’attaque des Rams. Pourtant, la ligne offensive des Rams ne s’en laisse pas imposer habituellement. 

Le demi de coin Jaire Alexander mérite tellement plus de reconnaissance. Il n’a donné que des miettes et chaque fois que l’on évoque les meilleurs à cette position, il devrait être de la discussion. 

Bref, les Packers ont offert un effort d’équipe convaincant à tous les niveaux. C’est une performance franchement impressionnante et pour la première fois de sa carrière, Aaron Rodgers participera enfin à une finale de conférence à Green Bay. À ses quatre présences précédentes, il a dû se présenter sur la route. 

Voilà qui a de quoi inquiéter ses rivaux, la semaine prochaine. 

La défensive des Bills brille 

En soirée, les Bills se sont assurés d’une première participation à la finale de conférence depuis le 23 janvier 1994, en vertu d’une victoire de 17-3 aux dépens des Ravens. Dans un match où le vent a joué un rôle important, c’est la défensive qui a servi la cause des Bills. 

Même si les Ravens ont gagné plus de verges, de premiers jeux et le temps de possession, la défensive des Bills a résisté dans les moments importants. Pour la première fois en 39 matchs, le quart-arrière des Ravens, Lamar Jackson, n’a ni couru pour un touché, ni lancé de passe de touché. 

C’est justement un jeu défensif qui a tout changé. Au troisième quart, les Bills s’accrochaient à une inconfortable avance de 10-3 quand les Ravens ont orchestré une longue séquence offensive. Lentement, mais sûrement, ils progressaient sur le terrain, jusqu’à la porte des buts. Sur le 15e jeu de cette série qui a grugé 8 min 48 s au tableau, Jackson a commis une bourde impardonnable lorsqu’il a tenté de rejoindre Mark Andrews au beau milieu d’une meute de Bills. Taron Johnson ne demandait pas mieux, a intercepté l’offrande pour la ramener à l’autre bout du terrain, 101 verges plus loin.  

Ce qui semblait devenir un match de 10-10 est soudainement devenu 17-3. Ce qui ajoute à l’ampleur de ce jeu, c’est qu’il s’agissait de la toute première interception en carrière de Jackson dans la zone payante. Il montrait auparavant un ratio de 49 passes de touchés et aucune interception à l’intérieur de la ligne de 20 verges de l’adversaire.  

Les Bills n’ont clairement pas fait les choses en suivant une recette toute faite. À l’attaque, quand des rafales soufflent à plus de 40 km/h, le grand livre du football suggère sans doute de courir.  

Pourtant, les Bills n’ont pas remis le ballon à leur porteur avant qu’il ne reste trois minutes à écouler à la demie. Selon ESPN, ils sont d’ailleurs devenus les premiers en 60 ans à ne pas y aller de la moindre course au premier quart d’un match de séries.  

Défensivement, on s’attendait au blitz à outrance qui caractérise les Ravens. Ce sont pourtant les Bills qui ont utilisé cette stratégie. L’équipe de Sean McDermott a joué en défensive de zone cette saison dans une proportion de 56%. En première demie, face aux Ravens, cette proportion a grimpé à 87%, toujours selon ESPN. 

Comme quoi cette équipe s’est extrêmement bien ajustée à son adversaire. Le résultat est qu’elle a parfois plié, en concédant 150 verges au sol, sans toutefois jamais casser. 

Depuis des mois, on parle avec raison de l’excellence du coordonnateur offensif Brian Daboll, qui deviendra probablement entraîneur-chef ailleurs dans les semaines à venir. Face aux Ravens, c’est le coordonnateur défensif Leslie Frazier qui mérite les éloges.  

Pour une fois, le quart-arrière Josh Allen n’a pas été à l’avant-plan d’une victoire des Bills, qui ne s’en portent pas plus mal. Au contraire, la défensive continue de se lever et ce n’est que plus dangereux pour la semaine prochaine face aux Chiefs ou aux Browns. 

Pour ce qui est des Ravens, on ne peut que souhaiter prompt rétablissement à Lamar Jackson. Il a dû quitter la rencontre au quatrième quart, afin de subir une évaluation dans le cadre du protocole des commotions cérébrales.  

Les étoiles du jour  

Rams-Packers 

Aaron Rodgers

Séries de la NFL: Green Bay, une équipe dominante

Photo AFP

Le quart-arrière des Packers a connu des matchs plus spectaculaires, mais il a pris ce que la défensive des Rams lui donnait et a terminé avec 296 verges et deux passes de touchés. Il remarque tout sur le terrain. 

Elgton Jenkins 

Séries de la NFL: Green Bay, une équipe dominante

Photo AFP

Le garde des Packers a été tout simplement monstrueux dans ce match. Il a maintes fois muselé le dangereux Aaron Donald. D’accord, ce dernier était blessé aux côtes, mais la commande demeurait colossale. Jenkins est aussi puissant que polyvalent. 

Kenny Clark 

Séries de la NFL: Green Bay, une équipe dominante

Photo AFP

Le plaqueur des Packers a brillé avec trois plaqués, dont 1,5 sac du quart. Il a été par le passé un joueur dominant, mais n’avait pas forcément été à son summum cette saison. Face aux Rams, il a plusieurs fois fait exploser la pochette protectrice de Jared Goff. 

Ravens-Bills 

Taron Johnson 

Séries de la NFL: Green Bay, une équipe dominante

Photo AFP

Le demi de coin des Bills a réalisé le jeu du match quand il a intercepté Lamar Jackson dans la zone des buts pour ramener le ballon à l’autre bout du terrain pour un touché. Les Ravens tentaient de créer l’égalité et leur séquence de 8 min 48 s a pris fin de manière brutale. 

Jerry Hughes 

Séries de la NFL: Green Bay, une équipe dominante

Photo d'archives, AFP

Il n’y a plus que deux joueurs dans le vestiaire des Bills qui étaient avec l’équipe avant l’arrivée du directeur général Brandon Beane et du pilote Sean McDermott, en 2017. L’ailier défensif Jerry Hughes est l’un d’eux et il a brillé avec deux sacs. 

Stefon Diggs 

Séries de la NFL: Green Bay, une équipe dominante

Photo AFP

Le receveur des Bills a inscrit l’unique touché offensif du match. Face à l’excellente tertiaire des Ravens, il a bien fait en captant huit passes pour 106 verges. Le vent n’a pas rendu les choses commodes pour le jeu aérien. 

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