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L’itinérance de plus en plus visible en banlieue

L’itinérance est de plus en plus visible en banlieue, si bien que les intervenants ont estimé que le nombre d’itinérants a doublé depuis un an, la crise du logement et la pandémie y étant pour beaucoup. 

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«Pandémie, crise du logement, situation... le portrait social qui se dégrade un petit peu partout au Québec. La pauvreté parfois conduit à l’itinérance. Donc, oui, définitivement, ces deux situations-là sont venues exacerber la présence de l’itinérance en territoire lavallois», a expliqué samedi Mathieu Frappier, coordonnateur du Réseau des organismes et intervenants en itinérance de Laval (ROIIL).

La pénurie de logements est d’ailleurs criante à Laval, ce qui pousse même certains travailleurs à se retrouver à la rue.

«Cette semaine encore, je parlais avec deux usagers du refuge d’urgence qui travaillent. Ce n’est pas nécessairement des emplois bien rémunérés. On parle du fameux salaire minimum. Le salaire minimum ne semble pas permettre de louer un logement à Laval actuellement. Souvent justement, c’est la catégorie, un des profils de personnes qui vont dormir dans leur véhicule pendant quelque temps, espérant se replacer quelque part», a poursuivi M. Frappier.

À Saint-Jérôme, la situation est telle que des lits supplémentaires ont dû être ouverts et que le centre d’hébergement d’urgence a été déplacé dans une église voisine.

Et la cohabitation entre le nouveau centre et le voisinage n’est pas toujours simple.

«Des fois il y a de la chicane et tout. Les polices viennent souvent. Les pompiers, ils viennent pour voir», a raconté une riveraine.

«Il y a eu une hausse des prix du logement. Je dirais qu’on a travaillé très fort avec l’[Office municipal d’habitation (OMH)] également pour s’assurer qu’il n’y avait personne à la rue, même si, comme on mentionnait plus tôt, l’itinérance est plus présente sur le territoire», a relaté Janice Bélair-Rolland, mairesse de Saint-Jérôme.

Avec le prix des loyers qui continue de grimper, les intervenants ont réclamé d’urgence des logements abordables, le problème risquant encore de prendre de l’ampleur.