Canada

La folle vie en pandémie

Avez-vous remarqué le nombre d’autos alignées, non pour passer le test de la COVID-19, mais pour commander du fast food aux commandes à l’auto ?

Jamais autant de Québécois – dont moi – n’avaient mangé dans leurs autos. Cette pratique va-t-elle se perpétuer après l’arrivée du vaccin ? C’est fort possible chez moi, car mon mari s’en accommode très bien.

Mon Anglais m’a estomaquée la semaine dernière. Nous marchions sur une piste cyclable au milieu d’un boisé rempli de branches et de feuilles mortes quand soudain, il m’a informée que nous devions rentrer à la maison dare-dare. Pourquoi ? Mon Britannique avait une envie irrépressible. « Va derrière le gros arbre », lui ai-je dit. « Il n’en est pas question », a-t-il répondu.

Mon immigrant

Il m’arrive, je le confesse, d’oublier qu’il n’est pas « de souche » et qu’il considère comme « shocking » le fait d’uriner dans la nature, même en gardant une distance physique dix fois plus grande que celle que nous impose Horacio Arruda.

On a donc accéléré le pas. « Enfin ! », a-t-il crié en apercevant une toilette mobile sur un chantier de construction sans ouvriers. Il s’est enfermé malgré mes protestations concernant l’absence de désinfectant sur place. « Tu perds de ton vernis », lui ai-je lancé en le voyant réapparaître, soulagé à l’évidence. « Yes, love », a-t-il répondu en rougissant.

Précisons qu’en épousant un digne représentant de nos conquérants, les Anglais, j’ai réécrit l’histoire du Québec. D’autant plus que j’ai choisi un des francophiles les plus éminents de l’Empire britannique, spécialiste du dix-huitième siècle français et du dix-neuvième siècle québécois. Il connaît les patriotes de 1837 mieux que la quasi-totalité d’entre nous.

C’est lui, l’immigrant, mais c’est moi qui ai dû m’adapter à lui. Au point de parler anglais avec désormais un brin d’accent d’Oxford, son alma mater. Lorsque je ne veux pas qu’il comprenne ce que je raconte à mes copines, je me sers du joual, qu’il ne maîtrise pas vraiment. À preuve, il lui arrive de s’endormir devant les émissions d’humour québécois.

Angleterre

Depuis le début de la pandémie, il s’est replié, si je puis dire, sur l’Angleterre. Le matin, j’ai droit à la météo de Liverpool et de Manchester avant celle de l’Estrie où nous sommes confinés.

Après dix-huit ans de mariage, j’ai fini par m’imposer le devoir conjugal de regarder à ses côtés des matchs de foot anglais, dont ceux d’Everton, son équipe. Quand la défaite est trop cuisante – c’est souvent le cas –, il marche de long en large dans le salon en marmonnant le seul gros mot qui sort de sa bouche : « O Shit ! O Shit ! O Shit ! » Trois fois. C’est la limite qu’il s’autorise.

Sans ce fils de la fière Albion, la pandémie m’aurait terrassée. D’autant qu’après huit mois de confinement, on vient de plonger dans un affrontement innommable. En effet, des militants racisés, dont le fonds de commerce est l’indignation et la recherche d’emploi dans l’univers culturel et médiatique, tentent de nous nier le droit d’exister comme peuple distinct sur le seul territoire qui est la nôtre, le Québec. Ce Québec si cher à cet Anglais qui nous aime, vous et moi.

Cette chronique légère, je vous l’offre, chers lecteurs, pour vous faire oublier ces jours qui nous minent.

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Diego Simeone: In three games where there were draws, we deserved more
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