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Les astres sont alignés pour l’Alliance

Après les Dragons en 1992-1993, le Matrix et le Royal de 2005 à 2008 et le Jazz en 2012-2013, place à l’Alliance de Montréal. C’est le surnom de la nouvelle équipe de basketball professionnelle de Montréal qui fera ses débuts en mai prochain.

Neuvième formation de la Ligue élite canadienne de basketball, l’Alliance disputera ses matchs à l’Auditorium de Verdun, qui vient de rouvrir ses portes après trois ans de rénovations.

Même si les Dragons y avaient joué devant des foules satisfaisantes à leur seule année d’existence, ils n’avaient pu terminer la saison en raison de difficultés financières.

Le Matrix et le Royal, qui étaient la même organisation, et le Jazz ont pour leur part évolué au Centre Pierre-Charbonneau. Dans ces cas aussi, l’aventure avait été de courte durée.

Grand optimisme

Cela dit, tout le monde était optimiste lors du dévoilement du nom et du logo de l’Alliance qui représente une tête de loup, hier après-midi, à l’Auditorium.

La mairesse Valérie Plante prenait place au centre d’une table devant les journalistes, flanquée à sa droite de Jean-François Parenteau, maire de l’arrondissement de Verdun et d’Annie Larouche, qui a travaillé 25 ans pour les Alouettes avant de devenir vice-présidente des opérations de l’Alliance.

À la gauche de Mme Plante, il y avait le commissaire de la ligue, Mike Morreale, un ancien joueur du football canadien qui a connu une belle carrière de 12 saisons comme receveur éloigné avec les Argonauts de Toronto et les Tiger-Cats de Hamilton, sa ville natale.

Morreale est l’homme de confiance de Richard Petko, qui est propriétaire de la LCBE. Huit des neuf équipes du circuit lui appartiennent, les Shooting Stars de Scarborough étant la propriété de Nicholas Carino.

Bonnes fondations

L’Alliance réussira-t-elle à s’enraciner dans le paysage sportif montréalais ?

J’ai posé la question à Daniel Grimard, directeur général de Basketball Québec où il œuvre depuis 2002.

« Le cadre est différent [par rapport au passé], a-t-il dit d’entrée de jeu.

« Le fait que la ligue appartienne à un propriétaire unique témoigne du sérieux de cette ligue. Juste ça, c’est majeur. On n’avait pas vu ça dans le passé.

« J’ai eu la chance de parler avec madame Larouche et les gens qui l’entourent. Ils connaissent bien le milieu du sport et la communauté. Je pense que ça se dirige dans la bonne direction. »

Contexte différent

Le mode d’opération n’est pas la seule différence. Les temps ont bien changé aussi.

Le hockey ne fait plus cavalier seul auprès des jeunes. Ils peuvent jouer au basketball ou au soccer à des coûts beaucoup plus raisonnables.

Il y a une autre explication aussi.

« Montréal a ouvert ses portes à une multitude de communautés culturelles au cours des dernières décennies, d’ajouter Daniel Grimard.

« Le basketball est un sport majeur au même titre que le soccer pour les Européens, les Asiatiques et les Africains qui arrivent ici. Les adultes sont empreints de cette culture et ils cherchent des équipes pour leurs jeunes.

« Les écoles sont leur porte d’accueil et ça ne se passe pas uniquement à Montréal. C’est partout au Québec. »

Sport en grande croissance

La fédération québécoise de basketball compte 45 000 joueurs et 55 000 membres. Ces chiffres la placent parmi les trois ou quatre premières fédérations sportives québécoises en termes de membership.

Le basketball est le sport le plus en vogue dans les écoles de l’île de Montréal. Si vous restez en banlieue ou même en ville, vous voyez sans doute des panneaux de basketball devant les entrées de garage dans votre rue.

Daniel Grimard nous apprend qu’au début de la pandémie, on ne trouvait plus un seul de ces panneaux dans les magasins à grande surface comme Canadian Tire, Costco ou nulle part d’autres.

« On le voit dans nos inscriptions, a-t-il ajouté.

« On note déjà une augmentation par rapport à la croissance qu’on avait enregistrée au cours des cinq dernières années. »

La Ligue canadienne de basketball élite mentionne sur son site web que le basketball est le deuxième sport le plus en croissance dans le monde.

Trois Québécois jouent dans la NBA, soit Chris Boucher et Khem Birch avec les Raptors de Toronto et Luguentz Dort avec le Thunder d’Oklahoma City.

C’est un signe qui ne ment pas.

Le basketball est bien implanté au Québec et l’Alliance de Montréal devrait en retirer des bénéfices tant sur le court que dans les gradins.  

Combien gagne un joueur ? 

L’Alliance de Montréal entend embaucher le plus grand nombre de joueurs québécois possible pour rejoindre sa clientèle.

Outre nos trois Québécois qui font carrière dans la NBA, on en compte une trentaine en première division de la NCAA.

De ceux-là, 24 sont de Montréal.

Au fait, combien gagne un joueur de la Ligue élite canadienne de basketball ?

Le salaire varie entre 400 $ et 1500 $ par match pour une moyenne de 1000 $ par rencontre, indique le commissaire Mike Morreale.

Les joueurs de la G League, qui est parrainée par la NBA, touchent, quant à eux, un cachet moyen de 725 $ par match. Mais ils disputent une cinquantaine de rencontres.