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Les bris de services préférables au temps supplémentaire obligatoire, affirme la FIQ

La vaccination du personnel de la santé est souhaitable, mais ne devrait pas être obligatoire, affirme la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.

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«On n’est pas pour l’obligation de la vaccination», a affirmé le vice-président aux relations de travail à la FIQ, Patrick Guay, en entrevue à l’émission Le Bilan

Ce dernier a répété que depuis le début de la campagne de vaccination, son syndicat encourage ses membres à se faire inoculer. Il rappelle d’ailleurs que 95% des professionnels représentés par son syndicat se sont fait vacciner. Néanmoins, la FIQ ne peut se résoudre à promouvoir la vaccination obligatoire.

«Ce n’est pas moi, comme professionnel en soin ou comme syndicaliste, qui vais aller mettre l’aiguille dans le bras de chaque professionnel en soin qui ne veut pas être vacciné», indique Patrick Guay.

Temps supplémentaire obligatoire ou bris de services?

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), a mis en demeure le gouvernement du Québec à qui il réclame de mettre fin au temps supplémentaire obligatoire (TSO).

«C’est rendu un mode de gestion qui est généralisée dans le réseau», a clamé Patrick Guay.

«On voit que les gestionnaires ne cherchent plus d’autres solutions», a-t-il ajouté.

Vendredi, le ministre de la Santé Christian Dubé s’est pourtant dit d’accord avec l’abolition du TSO, mais pour la FIQ, il est temps de passer de la parole aux actes.

«Tant qu’il n’annoncera pas officiellement devant les professionnels en soins qu’il n’y en aura plus, que ce ne sera plus un mode de gestion, ça va perdurer dans le réseau» affirme Patrick Guay.

Ce dernier affirme que dans plusieurs milieux de soins, le temps supplémentaire obligatoire est une réalité quotidienne. Certaines équipes fonctionnent à 20% des effectifs nécessaires, indique Patrick Guay.

La FIQ souhaite que le gouvernement du Québec demande aux gestionnaires du réseau de revoir leur offre de service et de prodiguer des soins en fonction du personnel disponible.

Le syndicat estime qu’il vaut mieux vivre avec des bris de service que d’imposer du temps supplémentaire au personnel. Selon Patrick Guay, le Québec n’a actuellement pas les moyens de s’offrir son propre système de santé.

«Ce qu’on veut, c’est qu’il y ait un réaménagement des services. Donc si ça implique, qu’à certains endroits, les services vont être modulés, bien ce sera ça», explique le vice-président de la FIQ.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.