Canada

Les commerçants de la route de l’Église sont mitigés

Plusieurs commerçants de la route de l’Église, à Québec, se sont montrés mitigés, voire déçus, après la rencontre d’information de mercredi consacrée au programme d’indemnisation dont ils peuvent bénéficier. 

Ces commerçants jurent avoir enregistré une importante baisse de revenus à la suite des travaux majeurs de six mois réalisés par la Ville de Québec, l’an dernier, sur cette artère de Sainte-Foy. 

Après s’y être refusée, l’administration Labeaume a lancé un programme d’indemnisation qui s’inspire de celui de Montréal. Il prévoit notamment que chaque commerçant pourrait recevoir une aide maximale de 30 000 $.  

Paperasse 

S’ils admettent que les 5000 premiers dollars sont relativement faciles à obtenir, certains commerçants de la route de l’Église pointent du doigt les complications du programme.  

Christian Laliberté, Propriétaire de la librairie La Liberté

Photo d'archives

Christian Laliberté, Propriétaire de la librairie La Liberté

Gopinath Jeyabalaratnam, porte-parole de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), a notamment évoqué la trop grande quantité de « paperasse » que les commerçants devront fournir. Ce dernier a également appelé la municipalité à davantage de « flexibilité » dans ses critères. 

Selon France Anctil, propriétaire du Club Voyages Alfa, « les dédommagements ne sont pas à la hauteur des pertes encourues. Ce programme est nettement insuffisant. Leur objectif est de payer le moins possible. »  

« Une goutte d’eau » 

De son côté, Christian Laliberté, propriétaire de la librairie La Liberté, s’est dit satisfait du fait que l’administration municipale ait admis le principe de l’indemnisation et qu’elle ait élargi le programme à des commerces qui en étaient initialement exclus. 

« Cela dit, je suis ambivalent, a-t-il convenu. Ce qui est proposé comme indemnisation représente une goutte d’eau dans l’ensemble des difficultés qu’on a connues. » 

Le directeur général du Portofino, Bertrand de l’Épinay, a également exprimé une certaine déception. « On est tous contents que le maire et la Ville aient pris nos considérations au sérieux, mais il y a beaucoup de travail à faire. Il faut retravailler le programme », croit-il. D’après lui, « les 5000 $ sont une pilule pour faire passer les frais de comptabilité » nécessaires pour pouvoir réclamer d’autres montants.  

Invité à commenter, Paul-Christian Nolin, attaché de presse du maire Labeaume, a tenu à rappeler que « c’est de l’argent public qu’on gère. On doit exiger un minimum de pièces justificatives. Mais je vous assure que tout est fait pour simplifier les procédures. »