Canada

Les Gee-Gees d’Ottawa honorent Francis Perron

Les Gee-Gees d’Ottawa prenaient d’assaut le terrain pour la première fois depuis le décès du joueur de ligne défensive Francis Perron. Un match qui de facto prenait une signification particulière pour la troupe de Marcel Bellefeuille. Malgré un résultat difficile avec une défaite de 30-7 aux mains de Queens, l’important est de savoir que la formation ontarienne a commencé son long processus de guérison.

«Ça été un mélange de beaucoup de sentiments aujourd’hui. C’était émotif, nostalgique et vraiment différent de ce qu’on fait normalement», mentionne d’entrée de jeu l’entraîneur-chef des Gee-Gees Marcel Bellefeuille.

Le dirigeant assure que la guérison est commencée pour son équipe.

Le gilet de Francis Perron a été amené sur le terrain pour le début de la rencontre.

Photo: Greg Mason (uOttawa Sports)

Le gilet de Francis Perron a été amené sur le terrain pour le début de la rencontre.

«La première étape a été de se regrouper en équipe pour en parler. C’est à ce moment que les joueurs ont décidé de jouer le match. Maintenant que nous avons mis à nouveau les pieds sur le terrain, c’est une autre étape qui est franchie. On va continuer à jouer toute la saison pour Francis.»

Le début de la partie a été réservé entièrement à la mémoire du joueur de ligne défensive avec l’entièreté des personnes présentes au stade Richardson qui ont observé un moment de silence.

Les joueurs des deux formations portaient également un autocollant sur le derrière du casque portant le numéro 99 de Perron lorsqu’il jouait. Le botté d’envoi a été réservé entièrement au disparu puisque les Gee-Gees ont volontairement refusé de botter le ballon tout en ayant le gilet de Francis Perron sur le terrain.

Évidemment, Queens a refusé la punition ce qui a donné lieu à un second botté d’envoi pour amorcer officiellement la rencontre.

Un devoir d’être sur le terrain

Pour Bryan Latouche, qui est arrivé au même moment que son coéquipier sur le campus d’Ottawa il y a cinq ans, il était impératif de jouer cette partie. Le joueur de ligne offensive connaissait très bien le 99 ayant pratiqué en face de lui dès son arrivée.

«Francis était extrêmement travaillant dans toutes les sphères de sa vie et de ne pas jouer aujourd’hui l’aurait très mal représenté. Fallait le faire pour l’ami, pour le joueur et pour l’être humain», mentionne simplement le produit du CNDF.

Le courant a passé entre les deux joueurs dès leur arrivée dans la capitale fédérale.

Le casque des Gee-Gees d’Ottawa avec le numéro 99 de Francis Perron.

Le casque des Gee-Gees d’Ottawa avec le numéro 99 de Francis Perron.

«Ce n’est pas compliqué, un jeu sur deux en pratique c’était lui ou moi qui se retrouvait au sol. Il n’acceptait pas qu’un joueur ne se donne pas entièrement sur le terrain, ça ne passait juste pas avec lui. Il était incroyable. Il pouvait être très drôle pour ses proches, il aimait faire rire le monde, je ne réalise pas encore qu’il est parti.»

Second cauchemar

Le colosse de six pieds trois pouces a également vécu le décès du joueur Loic Kayembe, qui est mort dans son sommeil à l’âge de 24 ans en 2017 avec Ottawa. Une situation qu’il n’est pas en mesure d’expliquer.

«J’étais là pour les deux. Ce sont des circonstances que je ne peux tout simplement pas expliquer. C’était deux athlètes exceptionnels. Les deux ont eu un impact important dans mon cheminement. Loic était un peu comme un grand frère tandis que Francis était un ami proche avec qui je partageais beaucoup de points communs. Il n’y a pas de logique derrière ces deux décès et je trouve extrêmement difficile de revivre ça à nouveau», avoue l’étudiant en sciences sociales.

Un touché pour Francis

Avec le score 30 à 0 pour l’équipe hôtesse, Ottawa a terminé le match comme Francis Perron l’aurait fait. Ils ont marqué avec 11 secondes à faire à la partie pour éviter le blanchissage.

«Il jouait toujours jusqu’à la fin et on ne pouvait pas partir d’ici sans mettre des points sur le tableau indicateur. C’est un petit pas vers l’avant de fait aujourd’hui, mais le processus de guérison va être long et difficile.»

Une semaine chamboulée

Comment les deux formations qui se préparent à s’affronter dans une partie de football doivent s’ajuster connaissant les circonstances entourant le décès du joueur des Gee-Gees Francis Perron? L’impact de cette tragédie a affecté les deux formations.

Le bon ami de Francis Perron sur la ligne défensive d’Ottawa, Michael Pezzuto, assure que la semaine n’a pas été de tout repos pour son équipe.

«La première chose qu’il faut faire, c’est tenter de le remplacer sur la ligne défensive. C’était un gros morceau de notre unité défensif. C’est certain qu’il y a des substituts prêts à faire le boulot et il les aidait à prendre le flambeau, mais c’est différent.»

Le résultat de la rencontre peut facilement être expliqué selon le joueur originaire de Montréal.

«Avec tout ce qui s’est passé, on n’a pas eu la bonne préparation. On a vraiment pas beaucoup pratiqué cette semaine. Ça nous a fait mal, c’est certain. Cependant, ça nous aurait fait plus mal de ne pas jouer que le contraire aujourd’hui.»

Même son de cloche du côté du pilote Marcel Bellefeuille. Le dirigeant avoue que la semaine a été éprouvante.

«Avec plus de 30 ans d’expérience comme entraîneur au niveau professionnel et amateur, je n’ai jamais vécu une situation similaire. Tu entends parfois que ça arrive quelque part et tu souhaites simplement que ça n’arrive pas à ta formation. C’est très difficile à vivre et la préparation devient très écourtée. D’une certaine façon, je pense que l’important est d’avoir réussi à jouer cette partie pour notre équipe et Francis.»

Les Gee-Gees d’Ottawa auront une autre semaine de préparation peu commune à nouveau la semaine prochaine. Ils jouent dans un match de rivalité face à l’Université Carleton dans la fameuse «Panda Game».

Des adversaires empathiques

La formation de Queens a dû également adapter sa routine pour la préparation de la rencontre. Évidemment, les changements sont mineurs en comparaison avec tout le drame que leurs adversaires ont traversé. Cependant, il est impossible d’être témoin à distance de l’évènement tragique sans en parler. Le demi défensif Ashton Miller-Melancon envoyait des pensées positives vers Ottawa.

«C’est certain qu’on a pris un moment pour en parler en équipe. Il n’y a personne qui le connaissait de façon personnelle autre que comme adversaire sur le terrain. Ça demeure que tu sens beaucoup d’empathie pour l’autre équipe.»

Le produit des Islanders de John Abbott assure que le décès de Francis Perron met beaucoup de choses en perspective.

«Ça te fait réfléchir et ça te fait réaliser que tu ne peux pas prendre rien comme acquis un peu comme avec la COVID-19. Le football peut t’être enlevé d’un claquement de doigts. Ça demeure qu’on a été en mesure de faire abstraction de tout ça et de bien pratiquer malgré tout. »

Le jeune homme originaire de Dorval termine l’entretien en mentionnant que sa formation était quand même très heureuse d’avoir remporté la rencontre même s’il reste plusieurs correctifs à apporter.

Football news:

Aguero is in Barca's bid for the match with Valencia. He has not yet made his debut for the club
Barcelona will not try to sign Pogba because of Raiola's high salary and commission
A Lazio fan insulted Inter defender Dumfries on racial grounds. The moment got into the broadcast
Coach Anjera: Benzema deserved the Golden Ball. It will be sad if he doesn't get it. Karim is an example of a striker
Gary Neville: Salah can be the best in the world. Messi, Ronaldo, Neymar and Mbappe are not at the same level as before
Sadio Mane: Salah and Firmino are among the best players in the world. I am proud that I scored 100 goals in the Premier League
Manchester United flew to the match with Leicester by plane: the distance is 170 km, the travel time is 10 minutes. The club is criticized for being unecological