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Pénurie de main-d’œuvre: une baguette magique!

Ce mardi, dans son discours inaugural, François Legault mettra la pénurie de main-d’œuvre au centre des priorités. Le moment est bien choisi pour rappeler quelques règles élémentaires enseignées dans un cours d’économie. Le principe de base : trop d’impôt sur le revenu finit par tuer le goût du travail.

En ce moment, je dois avouer que je suis renversé par l’étendue des pénuries. Il manque du monde partout ! Il en manque dans le secteur public : des enseignants, des infirmières, des éducatrices, des vétérinaires dans les abattoirs.

Il en manque tout autant dans le secteur privé. On cherche des camionneurs, des employés de construction, des travailleurs d’usines. Même le secteur touristique crie au manque d’effectifs, bien qu’il fonctionne au ralenti, étant malmené par la pandémie. 

La pénurie de main-d’œuvre commence à faire mal, presque à faire peur. En allant des services publics détériorés jusqu’au désagrément de se cogner le nez à un restaurant fermé, tout le monde commence à en ressentir les effets. De surcroît, le manque de personnel devient le frein numéro un au succès de nos entreprises. L’impact sur l’économie va se faire de plus en plus ressentir aussi.

Solution simple

Je n’ai pas de baguette magique pour faire apparaître de nouveaux humains qui iront pourvoir les postes vacants. Mais j’en ai une qui peut faire apparaître plein de nouvelles heures travaillées.

Nos gouvernements maintiennent des taux d’imposition au-delà des 50 % pour les travailleurs et distribuent des milliards en prestations à des gens qui ne travaillent pas. Résultat : ils contribuent à la réduction de l’offre de travail.

Plutôt que d’encourager chaque travailleur à faire quelques heures de plus, ils pénalisent ceux qui travaillent.  

Que fait un gouvernement qui veut plus d’heures travaillées, donc qui valorise le travail ? Il laisse une plus grande proportion des revenus aux travailleurs. L’impôt sur le revenu est une punition appliquée sur l’effort de travail. À un taux raisonnable, il peut se justifier. Dépassé un certain seuil, il doit être interprété comme un encouragement à travailler moins.  

Payés sans travailler

Il faut aussi mettre dans la balance ce qu’on appelle en économie l’impôt négatif. C’est-à-dire lorsque vous recevez de l’argent du gouvernement plutôt que de payer de l’impôt. Dans ce cas, commencer un boulot signifie que vous renonciez à cet argent facile.  

Que font des programmes comme la PCRE, l’assurance-emploi et même l’aide sociale pour les personnes aptes au travail ? Ils payent des gens pour ne pas travailler. À moins de cas d’exception, cela se justifie mal dans une époque où l’on voit des affiches « Employés recherchés » et « Nous embauchons » à tous les coins de rue.

La pénurie de main-d’œuvre est une priorité. Il y a certainement un ensemble de mesures à implanter, allant de l’immigration à la robotisation. Mais je crois sincèrement qu’on ne peut pas éviter l’action la plus simple : cesser de punir le travail en réduisant les impôts !

Pardonnez-moi, c’est trop simple.