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Price: Gorton écoutera

Essentiellement, ce que Jeff Gorton a confirmé à Renaud Lavoie, samedi soir, sur TVA Sports, c’est qu’il prêtera une oreille attentive à ce que lui demandera Carey Price.

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Tout d’abord, il rencontrera son gardien, comme il l’a précisé, et aura alors une idée sur les sentiments qui habiteront le gardien face à la perspective d’un plan de relance pour remettre le Canadien sur les rails.

Ce modèle d’affaires, qui offrira quelques similitudes avec celui appliqué par Gorton alors qu’il était l’un des décideurs les plus influents de l’organisation des Rangers de New York, prendra un certain temps avant d’obtenir des résultats concluants.

Price est-il intéressé à terminer sa carrière dans un tel contexte ?

Veut-il poursuivre sa carrière avec une équipe ayant de grandes ambitions, une équipe recherchant un gardien de premier plan pour réaliser l’objectif convoité ?

Quant à Gorton, pour bien amorcer ce plan de relance, il ne peut pas mettre tous ses œufs dans le même panier et rebâtir l’équipe autour d’un gardien de 34 ans, incommodé par les blessures au cours des dernières années, un gardien dont les ressources vont s’amenuiser avec le temps.

Cependant, il s’agit d’un dossier très complexe. Ce n’était pas vraiment le même cas à New York avec Henrik Lundqvist qui avait décidé de demeurer avec l’équipe.

La relève

Ce qui n’avait pas empêché Gorton et son groupe de s’assurer que le développement d’Igor Shesterkin progressait dans la KHL. Dans l’organisation présentement, peut-on identifier Cayden Primeau comme le gardien des prochaines années ? Les premiers indices ne sont pas convaincants.

Malgré tout, dans le dossier Price, on ne s’arrête pas uniquement sur les performances, on doit se pencher sur l’impact que le gardien exerce sur la masse salariale de la formation.

Par conséquent, non seulement Gorton, si jamais Price décide de poursuivre sa carrière dans une autre ville, devra faire preuve de créativité pour attirer l’attention de ses homologues, il devra également fixer un prix invitant les intéressés à entamer les discussions.

Quel est ce prix ?

Que peut-il demander à Joe Sakic ou encore à Ken Holland, deux directeurs généraux à la recherche d’un gardien capable de mener leur formation jusqu’au podium ?

Inévitablement, le salaire de Price sera le premier sujet à discuter. Les équipes vont exiger de Gorton et du Canadien qu’ils les défraient d’une partie du salaire.

Dans quelle proportion ?

La surenchère

Si deux ou trois équipes manifestent un intérêt certain, le vice-président du Tricolore pourra alors créer une surenchère. Jusqu’où une équipe pourra-t-elle démontrer un niveau important de générosité relativement au contrat de Price ? Dans le sens de quel pourcentage du salaire du gardien sera-t-elle prête à absorber ?

Au niveau des effectifs, il ne faudra pas se faire trop d’illusions.

Dans le cas de Brendan Gallagher, parce que son nom alimentera les discussions dans les coulisses de la ligue, il s’agit d’un contrat de six ans pour un joueur qui a possiblement connu ses meilleures années.

Il est encore aussi déterminé qu’auparavant, mais a-t-il toujours les mêmes ressources ?

Les autres directeurs généraux l’ont épié depuis deux ans. Ils ont vu que son rôle pendant les séries éliminatoires n’avait plus le même impact et que, du même coup, son temps de jeu avait diminué.

Cependant, quand le modèle d’affaires suggère une relance de la concession, il faut faire des compromis dans les discussions avec les autres formations.

Y a-t-il besoin de rappeler quand la valeur des joueurs du Canadien a connu une baisse importante au cours des dernières semaines ?

Entre-temps, pourquoi faut-il sauter à la conclusion que le comité annoncé par Gorton pour s’assurer que le processus de sélection du prochain directeur général signifie que c’est la fin pour Patrick Roy ?

Ça n’a aucun rapport.

Pourquoi, subitement, Roy perdrait-il tous ses attributs parce qu’un comité sera créé pour rencontrer les candidats sélectionnés au préalable ?

Le prochain directeur général sera choisi en fonction de la qualité des entrevues, du modèle d’affaires qu’il présentera, des idées qu’il émettra pour la relance de l’entreprise, sa philosophie sur la gestion quotidienne d’une formation, et évidemment, s’il peut avoir des affinités avec le vice-président qui, après tout, est celui qui aura le dernier mot.

Et si on porte attention sur les propos de ceux qui l’ont connu avec les Rangers, il est avant tout un joueur d’équipe. Donc, celui qui l’accompagnera dans cette aventure devra aussi démontrer qu’il est un joueur d’équipe.

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