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Rapatriement des Canadiens: «ils auraient dû agir beaucoup plus rapidement»

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Après les États-Unis, l’Australie, la Corée du Sud et Hong-Kong, le Canada s’est lui aussi décidé à rapatrier ses ressortissants en quarantaine sur le bateau de croisière «Diamond Princess», mais son temps de réaction est critiqué.

«On est à la fois contents et déçus, parce qu’on pense qu’ils auraient dû agir beaucoup plus rapidement», témoigne Julien Bergeron, depuis sa cabine sans fenêtre, à TVA Nouvelles.

En date de dimanche, 355 cas du COVID-19 s’étaient déclarés parmi les 3700 passagers du bateau amarré dans le port de Yokohama, au sud de Tokyo, depuis une éclosion de cas de coronavirus à son bord. Deux cent cinquante-cinq Canadiens figurent parmi les passagers.

Samedi soir, emboitant le pas à d’autres nations, le Canada a annoncé qu’il organisait le rapatriement de ses ressortissants non affectés par le coronavirus. Leur date du retour au pays n’a toutefois pas été précisée.

Un soulagement

Manon Trudel, une Québécoise à bord du «Diamond Princess», a hâte de retrouver la terre ferme. «Nous, on veut juste partir le plus vite possible. On va prendre le délai qu’ils vont nous donner», dit-elle. Néanmoins, elle se désole de devoir recommencer une nouvelle quarantaine.

Comme tous les autres croisiéristes canadiens qui ont été à bord du «Diamond Princess», elle devra être isolée 14 jours à l’Institut de formation NAV Canada, à Cornwall, en Ontario, avant de pouvoir rentrer chez elle.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, en a profité dimanche matin, sur Twitter, pour remercier le gouvernement et les autorités sanitaires du Japon pour «les soins et l’hospitalité» dont ils ont fait preuve.