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Réchauffement climatique: la végétation prospère sur les flancs de l’Himalaya

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Réchauffement climatique: la végétation prospère sur les flancs de l’Himalaya

Photo d'archives, AFP

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La végétation s’aventure de plus en plus dans les altitudes de l’Himalaya, un phénomène qui pourrait montrer les conséquences du réchauffement climatique, en réduisant l’accès à l’eau potable de près de 1,4 milliard d’humains, selon les chercheurs. 

La recherche faite par l’Université d’Exeter, au Royaume-Uni, s’est concentrée sur la zone située entre les limites des boisées, à 4150m et celles des neiges éternelles, à 6000 m pour évaluer la quantité d'herbes graminées et d’arbustes qui y poussent. 

Comme ces régions sont difficiles d’accès, les chercheurs se sont penchés sur les images satellites prises entre 2013 et 2018 de l’Hindou Kush, à l’ouest du massif himalayen, pour y découvrir que la couverture végétale périglaciaire avait augmenté significativement sur toute la zone et plus particulièrement entre 5000 et 5500 m d’altitude. 

Les causes n’ont pas été établies dans l’étude, mais le réchauffement climatique est montré du doigt, en raison du déclin prouvé des «zones à température limite», qui empêchent la végétation de pousser: entre 2000 et 2016, la perte de neige a doublé dans l’Himalaya, selon Karen Anderson, professeure à l’Institut durable et environnementale et coautrice de l’étude. 

«Il est important de surveiller et de comprendre la perte de glace dans les principaux systèmes montagneux, mais les écosystèmes périglaciaires couvrent une superficie beaucoup plus importante que la neige et la glace éternelles et le lien entre les deux sont mal connus, notamment en ce qui concerne leur impact sur l'approvisionnement en eau», a-t-elle indiqué par voie de communiqué. 

L’Hindou Kush, considéré comme le «château d’eau de l’Asie», a une importance capitale pour cette ressource, puisque son bassin versant s’étend sur huit pays et permet à 1,4 milliard de personnes d’y puiser l’eau. 

«La neige tombe et fond ici, de façon saisonnière, et nous ne savons pas quel impact aura l’augmentation de la végétation périglaciaire sur cet aspect du cycle de l'eau», puisque ces plantes devront aussi boire, a-t-elle ajouté. 

Selon elle, «un travail de terrain vraiment détaillé» et une validation plus approfondie de ces résultats sont maintenant nécessaires pour comprendre comment les plantes de ces zones en haute altitude interagissent avec le sol et la neige. 

L'article a été publié dans la revue Global Change Biology.

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