Canada

Une app et le clavardage pour contrer la détresse

Au moment où la morosité et la pandémie pèsent lourd sur la santé mentale des Québécois, un site web et une application mobile permettent depuis peu de recevoir en ligne l’aide d’intervenants spécialisés dans la prévention du suicide.

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L’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) a publié récemment le site web suicide.ca et l’application pour les téléphones intelligents Mes outils, après trois ans de travaux.

Érick Légaré, un résident de Lévis qui a offert un témoignage personnel sur la nouvelle plateforme, estime que l’approche numérique est idéale pour les gens qui n’ont «pas la parole facile» ou qui sont «plus gênés», comme c’était son cas lors d’une dépression précédente.

Courtoisie AQPS

L’objectif est de rejoindre les personnes qui éprouvent du désarroi ou qui sont inquiètes pour un proche, mais qui sont hésitantes à contacter les ressources traditionnelles par téléphone ou en personne, selon Jérôme Gaudreault, directeur général de l’AQPS.

La fonctionnalité phare est la possibilité de clavarder en direct avec un intervenant spécialement formé, offerte pour le moment à raison de 35 heures par semaine.

En renforçant le filet humain sur le web et en atteignant une nouvelle clientèle, l’AQPS espère sauver plus de vies.

À terme, elle prévoit de réaliser 100 000 interventions par année par le biais de cette nouvelle plateforme, en plus des 140 000 appels reçus annuellement par la ligne 1-866-APPELLE.

À point nommé

L’expérience dans d’autres pays indique que des gens de toutes les générations, pas seulement les jeunes, adoptent ce genre de moyens technologiques.

«Juste d’avoir l’opportunité de clavarder avec une personne pour exprimer ce que l’on vit, ça peut aider davantage de gens à entreprendre une démarche pour obtenir de l’aide», explique M. Gaudreault.

Même si la plateforme arrive à point nommé, en pleine pandémie, l’AQPS affirme que c’est un heureux hasard et qu’elle attendait que le service soit mature avant de le rendre disponible.

Par le fait même, le Québec comble un «retard» qu’il accusait au point de vue de l’intervention numérique, et pourrait même devenir «à l’avant-garde», estime M. Gaudreault.

Modèle logique

La plateforme offre aussi des outils d’autogestion de santé mentale et une mine d’information pour les personnes qui ont des pensées sombres et leur entourage.

«On a développé un modèle logique qui vise, vraiment, à faire évoluer la personne pendant son utilisation du site web», indique M. Gaudreault.

On trouve aussi les témoignages de 15 citoyens qui ont surmonté des périodes difficiles.

Parmi eux, Érick Légaré, de Lévis, se souvient de la peur d’être jugé qu’il ressentait lors d’une importante dépression. Selon lui, suicide.ca permet de remédier à une partie de ce problème.

«C’est d’ouvrir une porte et de montrer aux gens que c’est possible de parler à quelqu’un», souligne M. Légaré, qui veut «montrer aux gens qu’il y a moyen de bien aller».

Le service a été financé par le ministère de la Santé et des Services sociaux dans le cadre d’une stratégie numérique qui s’étale sur 10 ans.

Des 100 millions de $ annoncés en santé mentale par le gouvernement au début du mois, une somme de 4,9 M $ a d’ailleurs été débloquée pour poursuivre le développement de cette stratégie en prévention du suicide et rehausser la ligne 1-866-APPELLE.

Le service suicide.ca :  

* Gratuit, confidentiel et bilingue

* Des fonctionnalités et de la documentation pour les personnes vulnérables au suicide, les proches et les endeuillés par suicide

* Service d’intervention par clavardage

* Service d’intervention par textos à venir ce printemps

* Des outils interactifs pour tenir un journal de bord, se sentir mieux et identifier les signes avant-coureurs de sa détresse

* Réalisé en consultation avec des experts et les centres de prévention du suicide

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