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Une immense commande pour Biden

Le nouveau président Joe Biden est face à une immense commande politique et sociale. Comment réparer une nation brisée en elle-même par les années Trump et la montée fulgurante de l’extrême droite en son sein ? 

Comment apaiser une société polarisée comme jamais ? Comment restaurer un dialogue public plus civilisé ? Comment redonner aux États-Unis une politique extérieure moins isolationniste ? 

Comme les défis ne viennent jamais seuls en temps de crise majeure, comment amorcer le travail de reconstruction nationale tout en combattant une pandémie, dont plus de 400 000 Américains sont déjà morts ? 

Du même coup, Joe Biden hérite d’un autre legs empoisonné de l’ère Trump : l’impact toxique sur la démocratie et les Américains de la tentative de coup d’État du 6 janvier au Capitole. Un impact immédiat, mais à plus long terme également. 

Encouragée par un Donald Trump qui, devant sa défaite, criait à la « fraude » pour mieux mobiliser sa base, cette émeute était d’une violence inouïe. Politique et physique. 

Terrorisme intérieur

Cette attaque contre le Capitole était un acte de terrorisme intérieur ou domestique. Du terrorisme d’extrême droite commis par un ramassis de disciples enragés de Trump. Dans l’immédiat, les effets sont dévastateurs.  

Le duo Biden-Harris, le Parti démocrate et leurs supporteurs ont tous été privés d’une cérémonie d’assermentation plus « normale ». En lieu et place, leur arrivée au pouvoir s’est déroulée dans une capitale en état de siège avec un niveau de sécurité sans précédent.  

À moyen et long terme, l’impact des événements du 6 janvier 2021 se fera aussi sentir à travers les États-Unis. Tout d’abord chez les élus eux-mêmes, démocrates ou républicains.

Dans les assemblées législatives de la plus grande puissance du monde, une démocratie pourtant avancée, les élus auront dorénavant peur. Peur pour leur propre sécurité. Les images de l’émeute du Capitole risquent de les hanter longtemps. 

Bien qu’ils vivent dans une société déjà violente et armée jusqu’aux dents, cette peur au ventre, les citoyens américains seront nombreux à la ressentir maintenant pour leurs institutions nationales. 

Véritable objectif

Installer la peur au sein d’un groupe spécifique, d’un parti politique et parfois même, d’une population tout entière : n’est-ce pas là, toujours, le véritable objectif du terrorisme ?

Une peur qui gruge. Une peur qui, sourdement, déstabilise et paralyse. Cette peur, qu’elle soit dite ou non dite, se nourrira aussi de la flopée de nouvelles mesures de sécurité inévitablement adoptées par les États après une attaque terroriste majeure. 

Que la terreur soit domestique ou de provenance étrangère, le prix à payer, il est là. À la fois visible et invisible, mais toujours retors. Le terrorisme précipite des sociétés ou des groupes entiers en état de stress post-traumatique collectif. 

Le président Biden et sa vice-présidente, Kamala Harris, auront beaucoup à faire pour soigner celui qui, depuis le 6 janvier, afflige leur pays. 

L’espoir est néanmoins qu’avec le temps, l’attention décidément bienveillante qu’ils tenteront de porter à leur nation gravement blessée contribuera tout au moins à en atténuer les contrecoups les plus insidieux.

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