Canada

Volleyball: gagner sa vie en smashant des ballons

Il n’est pas astronaute ou charmeur de serpent, mais Nicholas Hoag se distingue assurément des Québécois par son travail unique : joueur professionnel de volleyball.

Depuis sept ans, ce géant de 6 pi 7 po gagne sa vie à taper sur des ballons en Europe. Seul Québécois dans l’équipe canadienne qualifiée pour le tournoi olympique de l’an prochain à Tokyo, le voilà maintenant embauché à Istanbul dans la ligue de Turquie après six saisons en France et en Italie, puis la dernière en Pologne.

« Je sais que c’est un job très atypique, mais qui en vaut la peine. Quand je vais en avoir fini avec le volleyball, je vais partir à zéro. Quand je vais retomber dans le marché du travail, il y aura une grande différence d’âge avec ceux qui vont sortir de l’université et qui vont partir eux aussi à zéro. Je sais tout cela, mais je ne changerais pas ma vie actuelle », affirme le plus jeune joueur de l’équipe canadienne lors des Jeux de Rio en 2016.

Nous étions au début du mois de mars lorsque Le Journal l’a rencontré dans la ville de Rzeszow en Pologne, à moins de 200 km de la charmante Cracovie. Avant même la fin d’une saison moyenne, tant individuelle que collective, Hoag doutait de son retour dans ce club rompu à des foules de 4000 spectateurs durant les années à succès.

Connu en Europe

Servi par le réseau de contacts de son agent George Matijasevic — un Serbe branché dans les ligues européennes —, Hoag peut maintenant magasiner les offres grâce à l’expérience acquise depuis qu’il a plongé chez les professionnels après ses années collégiales à Sherbrooke. Les ligues de haut calibre ne manqueront jamais pour l’accueillir, dont celles d’Italie, de Russie et encore de Pologne, où les matchs télévisés témoignent de leur popularité.

« Je ne suis pas inquiet. Je connais le milieu et je connais ma valeur sur le marché, surtout en Italie où j’ai vécu de bonnes saisons. Mon nom est connu là-bas et il y a aussi le fait que jouer avec l’équipe du Canada, ça donne une belle vitrine », constate le Québécois, qui parle couramment l’italien.

Environ 380 000 $

Son métier suscite une curiosité : quel salaire empoche un joueur en Europe ? Aucune référence crédible n’existe pour avancer des chiffres avec certitude. Dans le blabla sur internet, on y apprend que de rares exceptions franchissent les 900 000 euros par saison (1,4 M$).

« Après, dans le top 10, chaque joueur doit faire environ un demi-million d’euros (760 000 $) », évalue sommairement Nicholas Hoag.

Et lui ? Après une hésitation, sa réponse : « Sans préciser, je dirais autour de la moitié de ça, soit environ un quart de million d’euros (380 000 $). »

Appartement et voiture fournis, précisera-t-il plus tard.

« J’arrive dans les belles années et c’est là que je peux faire mon argent », dit-il. 

« Ma carrière ne sera pas si longue, alors il faut que je pense à mon avenir et à ma carrière post-volleyball où je vais avoir besoin d’argent. Je ne sais pas encore ce que je veux faire par la suite, alors s’il y a une grande différence sur le plan financier, je vais aller avec la meilleure offre. »

Loin de la fin

Cette approche que Hoag partageait avec nous, c’était plusieurs semaines avant d’accepter l’invitation d’Istanbul. À 27 ans, sa maturité physique et son vécu donnent au Québécois l’assurance d’attaquer les meilleures années de sa carrière. Alors on verra ce que deviendra sa vie après le volleyball.

Un intérêt pour l’œnologie a semé quelques idées en lui. D’ici là, son sport continuera de prendre toute la place. Son tempérament de nomade et le plaisir d’explorer le servent bien, mais vivre loin de son amoureuse établie à Ottawa dictera un jour l’issue de sa carrière.

« Je ne sais pas encore, parce que je vais prendre un paquet de facteurs en considération. S’il y a des offres que je ne peux pas refuser chaque année, ça va être difficile d’arrêter. Il y a aussi ma conjointe qui est importante. Ça devra aussi être pris en compte, mais il est encore trop tôt pour dire quand j’arrêterai... » 

Jamais loin de papa

Nicholas Hoag a su tracer sa route à distance de son père Glenn, mais l’industrie du volleyball international vient de se charger de les rapprocher.

L’entrée du fiston à Istanbul dans la ligue professionnelle de Turquie, l’automne prochain, lui permettra de rejoindre sa famille, dont Glenn qui dirige depuis 10 ans l’équipe d’Izmir, à 500 kilomètres au sud de la métropole. C’est là que vivent également la maman, Donna Kastelic, ex-joueuse de l’équipe nationale dans les années 1980, et le frère aîné du couple, Christopher, qui y poursuit lui aussi sa carrière dans ce sport.

En préparation pour les Jeux de Tokyo, l’entraîneur de l’équipe canadienne pourra donc surveiller de près comment son fils peaufinera son art afin de jouer son rôle d’élément important au moment du tournoi olympique.

« Au début, j’étais surtout le fils de Glenn, mais je commence à faire mon propre nom comme joueur. C’est une chose que j’ai toujours souhaitée. Évidemment, je suis fier d’être le fils de Glenn et je suis privilégié de l’avoir eu pour m’aider dans mon développement et pour avoir acquis mon éthique de travail, mais je suis content maintenant de faire mon nom par moi-même », réalise le joueur de 27 ans, qui considère son père parmi « les entraîneurs les plus complets au monde ».

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