Congo
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Affaire invalidation de Marie-Ange Mushobekwa, Assemblée Nationale : Christophe Mboso persiste et signe à la remplacer malgré l’existence   des preuves accablantes !

C’est la pire législature que la République Démocratique du Congo n’ait jamais connue. C’est celle dont Christophe Mboso N’kodia Pwanga, ancien dignitaire du Maréchal Mobutu, qui a obtenu tout de la République, une législature qui fait la honte de la République dont la majorité a été obtenue par le coût de billet en pleine législature. Une première dans les annales de l’histoire législative des Républiques.

Ce Président de l’Assemblée nationale élu en toute violation des lois de la République puisqu’il a accepté de vendre son honneur pour chanter encore les chants nostalgiques à la gloire du MPR sous le règne du fils d’Etienne Tshisekedi, cet octogénaire n’a pas froid aux yeux ce, malgré le recours lui adressé par ses victimes invalidées injustement, Christophe Mboso persiste et signe : Marie-Ange Mushobekwa doit être invalidée coûte que coûte.

Curieux que cela puisse paraitre, nous apprenons que ce mercredi 14 juin, citoyen Mboso a convoqué une commission devant validé la deuxième suppléante de Marie-Ange Mushobekwa, du nom de Concilie Dunia Rwabika. Cette dernière par sa lettre du 11 juin 2023 adressée au citoyen Mboso a démissionné de son poste de deuxième suppléante de l’Honorable Marie-Ange Mushobekwa par solidarité à cette dernière invalidée injustement, écrit-elle en ces termes : Ceci par loyauté à l’honorable  Mushobekwa Marie-Ange qui m’avait fait confiance en me désignant au poste de deuxième suppléante, et par solidarité envers elle qui a été  invalidé arbitrairement et injustement de son siège, en violation flagrante de toutes les procédures légales. Je refuse donc de siéger illégalement à l’Assemblée nationale », de renchérir « Si c’est possible, vous pouvez confier ce siège à une autre personne de votre choix ».

Dans la même foulée, pour marquer leur solidarité envers l’honorable Marie-Ange Mushobekwa, la première suppléante Madame Lily Monga Masimbo, dans sa lettre du 08 juin 2023 écrivit également : Comprenez donc, Honorable Président, que je m’interdits de remplacer l’Honorable Marie-Ange Mushobekwa à son poste arraché arbitrairement et injustement. Je ne siègerais donc pas à l’Assemblée nationale. Espérant que vous comprendrez le fond de ma pensée, veuillez agréer, Honorable, l’expression de ma très haute considération ».

Face à cette évidence, pourquoi donc citoyen Mboso ne veut-il pas entendre la voix de la raison et par ailleurs refuse-t-il de soumettre les cas des invalidés à la plénière ? Il n’a d’autorité que le Chef de l’Etat de qui il reçoit injonction et ordre. Le cas Marie-Ange Mushobekwa effraie et laisse les élus nationaux dans une interrogation sans réponse. Malgré les démissions de deux suppléantes (Première et deuxième) par solidarité à leur élue nationale de Kabare, dans le Sud Kivu, Citoyen Mboso persiste et signe de faire remplacer Marie-Ange Mushobekwa par un suppléant ou suppléante fictive issue de l’union sacrée, dans l’intention de nuire, par hiane et jalousie contre une élue qui dispose de toutes les preuves signées par citoyen Mboso lui-même. A titre d’exemple, citoyen Mboso avait signé l’autorisation de sortie n°449/2021 en date du  3 septembre 2021 autorisant Marie-Ange Mushobekwa accompagnée de son cher époux Umba Ketshi Vincent d’aller se faire soigner à Casablanca au Maroc.

En vertu de quel principe juridique, qu’un législateur par surcroit et ancien Ministre de la Justice peut-il renier sa signature, dans le seul but de nuire à une députée nationale ?

Invalidée le mercredi 15 juin 2022 pendant qu’elle était dans la plénière, le jeudi 16 juin, soit moins de 24 heures, Marie-Ange Mushobekwa introduit son recours contre cette décision inique au Comité de Sages, au Cabinet du Président de l’Assemblée nationale et au questeur, accusés de réception faisant foi.

Hélas ! il a cette volonté de nuire, la méchanceté gratuite et la haine qui se lisent dans le chef de citoyen Mboso, dont les dossiers des invalidés n’ont jamais été traités en plénière, Dieu seul sait pourquoi il refuse de les soumettre à la plénière. Il faut reconnaitre que les émotions dans la gestion des affaires de l’Etat et l’utilisation des fonctions officielles pour des règlements de comptes personnels est une honte pour notre démocratie.

Les propositions ont été faites à Marie-Ange Mushobekwa de renoncer à son siège pour se contenter de partager les émoluments avec la suppléantes ; chose qu’elle a catégoriquement refusé puisqu’elle a l’honneur, la dignité à préserver et surtout le mandat lui confié par ses électeurs. Elle écrivit en ces termes  » Une année de PERSÉCUTION et d’ OPPRESSION POLITIQUE : En fait, le bureau de #AN comptait sur l’usure du temps, espérant que j’allais abdiquer.  Se rendant compte de ma résistance, il impose maintenant la validation des pouvoirs des suppléants des DÉPUTÉS INVALIDÉS INJUSTEMENT et ARBITRAIREMENT, sans que nos recours n’aient été examinés par la PLÉNIÈRE (eux-mêmes savent pourquoi ils ont une peur bleue d’amener nos dossiers à la plénière pour examen SANS COMPLAISANCE).

Ceci, après nous avoir fait UNE PROPOSITION INDÉCENTE : « Laissez vos suppléants vous remplacer (ILLÉGALEMENT), ainsi vous pourrez voir avec eux comment partager vos émoluments bloqués depuis une année ainsi que ceux des six prochains mois.  » J’ai REJETÉ et REJETTE CATÉGORIQUEMENT cette proposition à la limite de L’INSULTE.

Pour ma part, comme je le disais dès le début de mon combat concernant ce dossier HONTEUX POUR LA RÉPUBLIQUE, je ne me bats pas pour l’argent. JE ME BATS pour UN PRINCIPE : Mon DROIT LÉGITIME de poursuivre MON MANDAT ÉLECTIF reçu DU PEUPLE, et de défendre mes opinions LIBREMENT sans être MENACÉE, ni PERSÉCUTÉE. Je veux que la VÉRITÉ et la JUSTICE triomphent, a-t-elle écrit.

Ceci justifie cela, pour il n’y a aucune organisation de Droits de l’Homme (Acaj, Asadho, la Vox de Sans Voix) qui ait dénoncé cette injustice criante et honteuse ?

Pour ceux qui nuisent aux autres : le mandat électif n’est pas éternel, le pouvoir est éphémère. Ayez la crainte du Seigneur d’agir dans la droiture et justesse.

Pius Romain Rolland/CP