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AFRITAC Centre: les Pays membres s’engagent à honorer leur contribution financière

A l’occasion de la tenue de la 25ème réunion du Comité d’orientation du Centre Régional de Développement des Capacités du Fonds Monétaire International pour l’Afrique Centrale (AFRITAC Centre), plusieurs pays membres se sont réunis ce mercredi 14 juin à Fleuve Congo Hôtel. Autour du thème principal : «Les réformes sur la gouvernance des ressources naturelles dans les pays d’AFRITAC», les participants ont réfléchi sur les voies et moyens qui leur permettront d’avoir des ressources à l’interne sans forcément recourir aux différents bailleurs, et d’exécuter à leur aise leurs activités.

La gestion des ressources naturelles demeure un enjeu capital pour le développement des pays membres d’AFRITAC. Pour la énième fois, cette excellente plateforme de réflexion et d’échanges fructueux a permis aux parties prenantes d’effectuer un partage d’expériences, de passer en revue l’exécution du programme de l’année fiscale 2023 et le programme de l’année fiscale 2024.

A cet égard, il a été pris en compte de nouvelles thématiques émergentes portant sur le changement climatique, la prise en compte du genre dans les politiques macroéconomiques, la digitalisation des services publics, pour une plus grande efficacité et l’amélioration de la gouvernance.

Au travers des échanges, les participants ont eu l’occasion d’apprécier les efforts fournis, pour répondre aux besoins de renforcement des capacités des pays membres.

Joint à l’alignement de son programme de travail aux nouvelles stratégies du Fonds Monétaire International, particulièrement, en matière d’Etats fragiles et en conflit.

Avancées sur la mise en place des réformes

D’un commun d’accord, tous ont validé le programme de travail de l’année fiscale 2023 d’AFRITAC, ce qui soutient la nécessité de disposer d’une force d’appoint afin d’accompagner les pays membres dans la mise en place de ces réformes.

Pour sa part, le Secrétaire Exécutif du Coref,  Godefroid Misenga, a insisté sur la question la plus importante qui est celle d’aider le Centre à accomplir dans les meilleures conditions tous les appuis qu’il apporte aux pays membres, en les invitant à tenir leurs engagements et de libérer leur quotité.

Car, cette démarche est entreprise, d’une part, pour leur offrir une autonomie financière et de réduire la dépendance aux bailleurs de fonds.

Et d’autre part, elle facilitera la suite de leurs activités d’appui, qui cadre avec la réalisation de leurs objectifs sur les plans politique, économique et des réformes structurelles nécessaires au développement.

Un bilan positif

Après avoir suivi avec un grand intérêt cette présentation, le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a remercié les pays membres qui ont pris des engagements pour apporter leurs contributions au financement de cette nouvelle phase du programme de travail.

Il a également salué les efforts des pays membres et partenaires qui ont fortement contribué à cette phase 3 et des différentes réussites remarquables qu’il faudra mettre à l’actif d’AFRITAC Centre. Notamment, la production et la publication de la première série des comptes nationaux trimestriels en Guinée équatoriale. De la production du premier rapport annuel sur les risques budgétaires au Cameroun, et de l’élaboration de guide sur le contrôle interne comptable, suivi de l’élaboration du plan d’exécution de la stratégie d’apurement des arriérés de la dette intérieure en RDC.

« Des telles avancées méritent d’être soulignés et de recueillir toute notre reconnaissance en ce qu’elles constituent un motif de satisfaction sur la pertinence de la mission dévolue au Centre», a-t-il affirmé. 

A ce propos, il a soutenu l’extension de ces efforts, avec l’arrivée prochaine de nouveaux conseillers qui vont permettre de densifier et d’approfondir l’offre de service d’AFRITAC.

Il y a lieu de rappeler que l’AFRITAC Centre est le fruit d’une initiative du Fonds monétaire international, qui a souhaité répondre à une demande émanant de dirigeants africains désireux d’obtenir plus d’assistance technique pour le continent. Ainsi qu’une aide au développement des capacités présente sur place, travaillant en étroite collaboration avec neuf pays membres, à savoir : la RDC, le Burundi, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le République Centrafricaine, le Sao Tomé-et-Principe ainsi que le Tchad.

Niclette Ngoie