Congo
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Convocation du corps électoral et appel à candidatures,25 juin 2023 : la CENI confirme le rendez-vous !

*Décidément, une date reste marquée dans les            agendas. Le 25 juin 2023, la CENI, selon le calendrier qu’elle avait publié, il y a plusieurs mois, va convoquer le corps électoral et procéder, dès le jour suivant, à l’ouverture des Bureaux de Réception et Traitement des candidatures.  Normalement, les Etats-Majors des Partis Politiques aussi bien de l’Union sacrée que de l’ensemble de la classe politique, sont appelés à compulser les dossiers des candidats à engager dans la course aux législatives nationales et provinciales. Puis, le moment venu, vers le mois de septembre prochain, ce sera la tour, pour la même CENI, de la convocation de l’électorat pour les empoignades finales autour de la Présidentielle, telle que prévue, le 20 décembre 2023. De telle sorte que le 24 janvier 2024, le nouvel élu entre en fonction, conformément à la Constitution et aux lois de la RD. Congo. Ainsi, l’équipe Kadima aura-t-elle fini avec la première phase des élections, avant de se lancer, plus tard, dans un nouveau cycle des joutes visant, in fine, la recomposition, à la fois, du Sénat et des Gouvernorats de Provinces.

Mais, qui sont prêts à répondre à ce rendez-vous ? Quels sont les Partis, Plateformes ou Regroupements Politiques qui s’y préparent ? Si, à l’Union sacrée, l’heure est au rappel des troupes pour y aller, il n’en est pas du tout le cas du côté des Opposants au régime actuel ainsi qu’à ses dirigeants. 

Là où Adolphe Muzito, Leader de Nouvel Elan, dénonce les chiffres et appelle à rectifier le tir en ce qui concerne le fichier électoral ayant conduit à l’examen et à l’adoption de la Loi portant répartition des sièges, les autres Opposants, eux, sont à l’extrême.

Tenez ! Le Groupe de quatre constitué de Katumbi, Fayulu, Matata et Sesanga cherche, plutôt, à remettre les clepsydres à zéro. Comme au FCC, ce Groupe-là qui a même annoncé son meeting, le 17 juin 2023 et une nouvelle marche, le 21 juin 2023, exige, par contre, la recomposition de la CENI et de la Cour Constitutionnelle, tout en réclament la révision de la Loi électorale adoptée au Parlement et promulguée en 2022.

Et, au comble de tout, si une telle brèche était ouverte, elle déboucherait, à coup sûr, sur un glissement dont seul un   dialogue ex ante, tenterait de sauver les meubles.

Or, à ce jour, le schéma de la CENI, du moins tel qu’elle le présente, dans son almanach, démontre, si besoin en était encore, toute la volonté d’en découdre avec les élections 2023 dans les délais, nonobstant quelques écueils liés notamment, à l’insécurité dans une partie du territoire ainsi que la plupart de préalables techniques. L’affaire du consensus tant sollicité ne semble pas, visiblement, faire partie des préoccupations, ni des missions de la CENI.

Que va-t-il se passer ?

Deux tendances vont en arriver aux prises. L’une, celle de l’Union sacrée ira aux élections. Tandis que l’autre, la deuxième, boycottera ces élections et rejettera, comme il faut s’y attendre, les résultats.

Ce jour-là, en effet, cette deuxième tendance ‘’radicalisée’’ ne s’offusquera nullement à jeter en pâture et le bébé et, même, l’eau de bain.

D’où, cette fois-là, une autre perspective de dialogue ex post s’ouvrirait pour voir comme gérer le lourd contentieux électoral et gouverner le pays.

A moins que chemin faisant, l’on retrouve une nouvelle piste neutre qui conduirait à retarder les élections 2023 et instituer une transition, comme l’avait déjà si bien suggéré Marie-José Ifoku.

LPM