Congo
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Mgr Muteba éclaire le lien entre l’Eucharistie et la pastorale familiale

L’Eglise qui est en République démocratique du Congo a clôturé, dimanche 11 juin 2023 à Lubumbashi, son troisième Congrès eucharistique national autour du thème «Eucharistie et famille». L’archevêque de Lubumbashi, Mgr Fulgence Muteba, a souligné le rôle de l’Eucharistie dans le cheminement de l’Eglise et dans la vie des familles, cellules de base de la société.

Ouvert le dimanche 4 juin, en la solennité de la Sainte Trinité, le 3ème Congrès eucharistique national de la République démocratique du Congo s’est clôturé dimanche 11 juin, en la solennité du Saint-Sacrement, par une messe solennelle présidée par le cardinal Luis Antonio Tagle, propréfet du dicastère pour l’évangélisation et envoyé spécial du Pape.  Le lien entre l’eucharistie et la famille était au centre des réflexions de ce rassemblement qui était également marqué par la procession du Saint-Sacrement, le chemin de croix et d’autres activités. A Lubumbashi, archidiocèse hôte de cet événement, les défis de la famille sont au centre des préoccupations de la pastorale de l’église locale, a déclaré Mgr Fulgence Muteba, ordinaire du lieu.

Les défis que l’Eglise famille est appelée à relever

 Dans un entretien accordée au correspondant de Vatican News en RDC, Jean Baptiste Malenge, Mgr Fulgence Muteba, archêveque de Lubumbashi, a relevé quelques problèmes que connaissent les familles dans le contexte social et culturel du pays tels que la violence, la polygamie, les paternités et maternités irresponsables et leurs conséquence, comme l’accroissement du nombre d’enfants de la rue ou en rupture familiale.

Rechercher la paix et l’accompagnement des jeunes couples

Pour ce qui concerne l’archidiocèse de Lubumbashi, Mgr Muteba a mis l’accent sur la diversité culturelle de la population qui vient de plusieurs régions et communautés. «L’archidiocèse de Lubumbashi est une mosaïque de plusieurs cultures et de plusieurs ethnies », pour lui, il faut créer un mot d’ordre pastoral qui puisse aider les gens à bien vivre leur foi, dans la cohabitation pacifique et à se considérer comme membres d’un seul corps. L’objectif pastoral est donc la recherche de la paix à travers l’instauration d’une unité centrée sur l’eucharistie au sein de cette diversité culturelle et sociale.

Chercher la consolidation et l’épanouissement de la famille

Mgr Muteba attire l’attention sur plusieurs problèmes que la famille doit affronter pour arriver à son rayonnement au niveau spirituel. Il prend pour exemple la culture du versement de la dot, censé être un symbole d’union entre les deux familles mais qui, en certains endroits, est devenu une sorte de marchandage de jeunes filles et qui freine l’accès des jeunes fiancés à une vie de couple selon les enseignements de l’Eglise; empêchant ainsi un accès au mariage religieux. «Il y a beaucoup de gens qui sont exclus du mariage religieux tout simplement parce qu’ils n’ont pas de moyens pour payer la dot. Cette dernière ne se base plus sur des objets symboliques pour marquer l’alliance entre les deux familles. On va jusqu’à demander des écrans de télévision plasma, des téléphones androïdes, des panneaux solaires et des montants exorbitants». Pour faire face à cette marchandisation de la jeune fille, Mgr Muteba estime qu’il est important que l’Eglise prenne ses responsabilités. Il suggère la création d’une charte pour la dot, une charte chrétienne qui mette la solidarité en premier lieu en vue d’aider les jeunes époux à bien démarrer leur vie matrimoniale.

Avoir droit à la différence face à ce que le Christ nous a légué

Le mariage est une union entre un homme et une femme à la manière du Christ qui est l’époux et l’Eglise qui est l’épouse. Pour l’archidiocèse de Lubumbashi, Mgr Muteba demande d’avoir le droit à la différence. «Si on accepte ailleurs ce que l’on qualifie de mariage mais qui ne l’est pas », nous n’avons pas le droit de transformer notre concept du mariage basé sur l’Evangile pour adopter ce qui nous est imposé d’ailleurs. Sur ce point, l’archevêque de Lubumbashi propose un plaidoyer auprès de nos législateurs et du parlement pour que l’on ne puisse pas voter des lois qui risquent de déformer la splendeur de la famille. Les familles restent les lieux de transformation civique qui peuvent permettre à la société la transmission des valeurs aux futures générations en vue d’édifier une société juste, a souligné l’archevêque de Lubumbashi.

Vatican News

Une aide humanitaire est en cours en faveur de plus de 2.000 ménages, affectés par la crise du Kwamouth. C’est le fruit du partenariat entre la commission européenne – direction générale de la protection civile et opérations d’aide humanitaire (DG-ECHO) et Caritas international Belgique, en partenariat avec Caritas Congo Asbl et Caritas-Développement Kenge. Cette intervention concerne la prise en charge par Cash transfert à usages multiples et la distribution directe des Articles Ménagers Essentiels (AME). La Caritas Congo Asbl participe dans la mise en œuvre de ce projet à travers les actions de redevabilité avec les communautés bénéficiaires. En fait, elle devrait veiller à rendre compte de manière professionnelle des activités exécutées pour s’assurer de leur bonne exécution.

Ainsi, Caritas International Belgique et ses partenaires de mise en œuvre, la Caritas Congo Asbl et la Caritas-Développement Kenge, ont commencé par organiser une rencontre d’échanges de 3 jours à Kenge. Elle était liée aux préparatifs de l’assistance humanitaire auprès des communautés déplacées et familles hôtes. Les autres parties prenantes étaient également associées à cette rencontre : 2 représentants de l’antenne l’action humanitaire basée à Fatundu, le représentant du Chef de Secteur de Fatundu et celui de l’Église catholique. Les thématiques suivantes ont été abordées au cours de cette rencontre dont La logique, Approches et modalité d’intervention, Toutes les étapes du processus d’intervention et critère de ciblage et sélection, Les exigences du bailleur des fonds, Les Rôles et  responsabilités de chaque partie prenante, Les aspects logistiques et financiers et enfin Les mécanismes de redevabilité mise en place avec les communautés .

 En ce qui concerne la redevabilité, Caritas Congo Asbl a profité de cette rencontre pour présenter les grandes lignes de la mise en place du Mécanise d’écoute et de gestion des plaintes qui sera animé par les points focaux sélectionné sur terrain. Le profil des candidats et les critères de sélection des points focaux mais aussi les rôles que joueront ces derniers.

Après cette rencontre de 3 jours, les activités se sont poursuivies sur terrain à Fatundu et Misay, où une formation de deux jours a été organisée sur la redevabilité à l’intention des Points Focaux. Au premier jour, la session a concerné l’Axe de Fatundu, avec 23 participants sélectionnés dans les  10 villages : Kisibu, Muni1, Kima, Fatundu, Mbonga Miheta, Sambasi, Mbumba, Kinguzu, Kibay et Kinkwey. L’Infirmier Titulaire (IT) et le responsable de Service de nursing du Centre de Santé de Fatundu, eux aussi des Points Focaux, ont également été associés à cette formation. L’équipe de la Caritas Congo Asbl était très heureuse de recevoir dans cette activité la présence du Chef du village.

La 2ème journée a ciblé l’Axe de Misay, avec 16 participants sélectionnés dans les 8 villages : Misay, Kimbi, Kinkate,Facila, Fambondo, Mutiene, Musing et Mukulanzadi. Il y a eu la participation du Médecin-Directeur et l’IT du Centre de Santé de Misay, du Bourgmestre, du Commandant de la PNC, ANR, du Chef du village et du groupe ainsi que du Représentant du Curé de la paroisse Catholique de Misay.

. Au total, 18 binômes de Points Focaux ont été formés et installés. Les infirmiers titulaires étaient désignés comme des Points Focaux principaux pour collecter et recevoir toutes les fiches des plaintes remplies par les autres et les sensibiliser à se présenter aux différentes réunions qui seront organisées.

« En mettant en place le MEGP, nous avions reçu quelques plaintes après le ciblage et la distribution des biens du projet, tout en signalant que beaucoup de plaintes reçues étaient non sensibles », a indiqué M Tristan BONYENGA responsible de redevabilité Caritas Congo Asbl.

Pour s’assurer du bon fonctionnement de la redevabilité dans le cadre de ce projet, Caritas Congo ASBL a eu à organiser des réunions de retro-information après chaque grande étape de cette intervention : une après l’identification des ménages bénéficiaires, une autre après la distribution de l’aide et la toute dernière après l’enquête post-assistance (PDM) qui a été mené par la Caritas Congo. A ces réunions de retro-information, toutes les parties prenantes de cette intervention étaient conviés, il s’agit donc des autorités locales de l’Etat, les représentants des églises, les Médecins Directeur des hôpitaux et centre de santé de la place, les infirmiers titulaires ainsi que tous les points focaux.

Il sied de signaler qu’une mission d’évaluation des besoins sur terrain dans la zone a été réalisée au mois de janvier 2023. C’était pour confirmer les faits, les vrais besoins, l’étude du contexte et du marché, y compris la sensibilité des conflits ainsi que d’autres aspects sécuritaires de la zone à laquelle Caritas Congo ASBL avait aussi participée.

Caritasdev.cd