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Trois questions à Alexis Kaluwa Mwangala, Secrétaire Général à la Reconstruction

Quel est l’apport du secrétariat général à la Reconstruction dans le programme de 145 territoires ?

La réponse à cette question nous amène d’abord à rappeler les attributions du Secrétariat général à la Reconstruction.

Au terme de l’Ordonnance n° 08/074 du 08 décembre 2008, fixant les attributions des ministères, le secrétariat général à la Reconstruction a pour mission de concevoir la politique nationale de la reconstruction en concertation avec les ministères concernés, d’en assurer le suivi évaluation et d’assurer la promotion des matériaux et techniques de construction.

De cette mission générale, découle les missions spécifiques suivantes, à savoir : la définition en collaboration avec les ministères concernés, les besoins, les objectifs et les stratégies de la reconstruction ; l’identification des mesures à prendre et les actions à mener par les différents acteurs en vue d’atteindre les objectifs fixés, diffusion des informations en vue de sensibiliser la population et obtenir son adhésion aux objectifs de la reconstruction.

Il s’agit également d’encadrer les actions nécessaires à l’accomplissement des objectifs de la reconstruction par les différents ministères ; assurer le suivi évaluation des projets et l’exploitation des données statistiques par les indicateurs de performance.

A cet effet, le secrétariat général à la Reconstruction se doit de mener des études, de faire la collecte et le traitement des données, le suivi évaluation, les états des lieux, le diagnostic, la cartographie, la conception des projets, des outils et mécanismes pertinents.

Pour revenir à votre question, je dirai qu’à ce jour, le secrétariat général à la Reconstruction n’est pas repris dans ce programme qui dispose d’un comité de pilotage et même dans les équipes de terrain.

«  Je réfléchis sur les voies et moyens d’impliquer les experts de cette administration étant donné qu’elle dispose en son sein des ingénieurs en bâtiments, des architectes, des ingénieurs agronomes, bref toutes les disciplines se retrouvent  mais ne sont pas exploitées », a-t-il martelé.

Et d’ajouter : « j’ai écrit pour demander cette implication, et en même temps j’ai demandé à mes experts de produire des réflexions sur ce programme…. ».  

Quelles sont les activités que vous faites actuellement ?

Nous venons de produire notre feuille de route que nous avons validée avec l’ensemble de nos services. Chaque direction doit se consacrer à la mise en œuvre des activités prévues. Nous avons aussi produit et validé les outils de collecte des données. Il nous restera à opérer des descentes sur terrain, à collecter des données, à les traiter, à les compiler et à produire des rapports comprenant des perspectives. Nous devons aussi mettre en branle les différentes structures dès qu’elles seront créées par décret ou arrêté selon les cas.

Quelles sont vos attentes en perspectives ?

Nous avons mis sur pied un bulletin d’information dénommé « le Reconstructeur » qui est un outil d’information et de sensibilisation sur les activités du secrétariat à la Reconstruction et en même temps d’accompagnement de l’administration dans sa quête permanente du développement, de la modernisation et de l’embellissement du pays.

D’autres outils seront conçus et mis à jour. Nous sommes en train de réveiller un géant qui dormait, cela demande du temps et de la patience. A l’époque, tout le monde entendait parler du ministère de la Reconstruction, aujourd’hui, l’appellation reconstruction n’apparait même pas dans la dénomination du ministère qui s’intitule ministre des Infrastructures et travaux publics en lieu et place du ministère des Infrastructures, travaux publics et reconstruction. La lettre « R » a été avalé, nous nous battons pour qu’elle réapparaisse et pour que par des actions simples et celles d’envergure et de grandeur de nature à faire retrouver cette administration ses lettres de noblesse.

Nous travaillons sur un gigantesque projet dénommé Programme national multisectoriel d’appui à la reconstruction et au développement (PNMARD) dont la mise en œuvre peut apporter un plus ; en temps nous avons le regard sur tout ce qui existe, tout ce qui se fait dans tous les secteurs. Nous sommes un ministère transversal appelé à travailler en partenariat avec les autres ministères. Nous intervenons au niveau de la conception, la mise en œuvre se fait au niveau des ministères sectoriels, et nous revenons au niveau du suivi évaluation. Tel est le schéma….

Tel devait être le schéma. Nous accompagnons le Président de la Président pour participer à la mise en œuvre de sa vision en matière de la Reconstruction, nous accompagnons le Gouvernement dans ce processus. Voilà pourquoi, les messages du Président de la République, les discours qu’il prononce, les communications dans les conseils des ministres alimentent nos réflexions, nos analyses et projets pour soit les traduire en actes, soit en propositions.

 Enfin d’autres projets peuvent être cités comme la Cité moderne FATSHI béton, les logements sociaux Etc. 

ACP/LP