Congo
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Vive condamnation du parti Envol, Violence politique : Delly Sesanga pris pour cible à Kananga

A l’approche des élections, le climat délétère marqué par une certaine intolérance s’incruste dans le quotidien d’une catégorie de Congolais. Ce n’est pas pour rien que les trois présidentiables, à savoir Delly Sesanga, Moïse Katumbi et Matata Ponyo ont appelé à la sécurisation de tous candidats par les casques bleus de la Monusco.

Delly Sesanga en a fait les frais samedi 29 juillet à Kananga. Dans une vidéo devenue virale sur la toile, le président du parti politique Envol, Delly Sesanga a été touché par un projectile à la tête alors que son cortège était en train de traverser les rues de Kananga. Des incidents d’une rare violence. Candidat déclaré à la présidentielle de 2023, il a également renouvelé sa candidature à la députation nationale dans sa circonscription électorale de Luiza dans la province du Kasaï Central.

Dès son arrivée à l’aéroport dans le cadre de sa tournée dite de refondation du Congo, tout a été mis en œuvre pour empêcher Delly Sesanga et son cortège de gagner le centre-ville où ses partisans l’attendaient avec ferveur. Finalement, la police est intervenue et a permis à l’élu de Luiza de se frayer un chemin avec son cortège, non sans difficultés. Des pneus ont été brûlés et des cailloux jetés sur son cortège. Son meeting a même été interdit à l’endroit qu’il avait choisi.

Ce dimanche, l’entourage de Sesanga rassure : « Plus de peur que de mal, le président Delly Sesanga se porte bien. Il a même prié à la paroisse Saint Laurent, non loin de sa résidence dans le quartier Snel », explique un proche de Sesanga.

Condamnation

Le parti politique Envol a condamné les incidents de ce samedi  qu’il attribue aux partisans de l’UDPS/Tshisekedi. Dans un communiqué, Envol affirme ne pas être intimidé ni découragé par ces actes et appelle la population à rester debout pour pousser le régime de Félix Tshisekedi à rendre des comptes.

Dans le camp des associations de la société civile à Kananga, c’est une véritable levée de boucliers contre ces actes d’intolérance qui sont enregistrés depuis un certain temps. Le gouvernement provincial a, par la voix du vice-gouverneur Martin Makita, condamné les incidents de ce samedi à Kananga et annoncé une enquête à laquelle les partisans de Sesanga ne croient plus : « Les auteurs de ces actes ont été bien identifiés et se recrutent parmi les combattants de l’UDPS, dont certains se sont constitués en une milice pour défendre le gouverneur John Kabeya », renchérit un autre proche de Sesanga.

Pour l’heure, la situation autour de la résidence de Sesanga et de toutes ses propriétés dans la ville est relativement calme. Les proches de Sesanga précisent que ce dernier organisera une conférence de presse dans les prochaines heures, suivie d’une conférence scientifique.

Ce n’est pas la première fois que le député Sesanga éprouve des difficultés à circuler dans la ville de Kananga. Il y a quelques mois, des jeunes arborant des t-shirts aux couleurs de l’UDPS avaient caillassé le cortège de Sesanga, qui se rendait dans une école pour faire don de bancs. Le député Sesanga avait alors accusé ouvertement le gouverneur John Kabeya d’être à l’origine de ces incidents.

Delly Sesanga a remercié la population du Kasaï central, en général, et celle de Kananga, en particulier, d’avoir bravé la peur en lui réservant un accueil chaleureux malgré l’agression dont il a été victime, lui, et son convoi dont les journalistes.

«Je voudrais dire mes remerciements à la population du Kasaï central et de la ville de Kananga, en particulier, qui a fait preuve de courage, de détermination et d’engagement pour faire face à la barbarie entretenue par monsieur Tshilombo, un pouvoir décadent, sectaire, incompétent, dont on a plus rien à dire et à démontrer», a-t-il déclaré.

Pour lui, la population du Kasaï central s’est rangée derrière lui, en comprenant son discours, ses actions, ses engagements et a besoin du changement pour son développement. Et il a jugé négatif le bilan du président de la République partout où il est passé, en particulier au Kasaï Central où il séjourne.

«Nous pouvons constater ici dans cette province parce que nous y sommes, que 5 ans après l’exercice du pouvoir de monsieur Tshilombo, son pouvoir pris par une rare impuissance pour répondre aux attentes des congolais partout et en particulier ici au Kasaï où ni Katende, ni la Miba, ni la route Kananga-Mbuji-Mayi, rien de tout cela qui fait partie des espérances de la population n’a été entrepris, n’a été fait», a-t-il ajouté.

Emma Muntu