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FC Sion: ses fragiles certitudes ont volé en éclats

On n’a qu’une seule chance de laisser une bonne première impression. Et ce qui est valable dans le monde des affaires l’est aussi dans celui du football. Le FC Sion l’a laissée filer. En ayant la chance d’ouvrir la saison 2019-2020 en se mesurant au FC Bâle, ce club qu’il rêve toujours de dépasser un jour, il avait pourtant l’occasion rêvée de frapper un très grand coup. Des conditions de jeu parfaites, un décor splendide avec les sommets environnants en toile de fond, un nombreux public présent, la titularisation de Valon Behrami, le retour d’un revenant en cage (Anton Mitryushkin): tout était réuni pour un exploit...

Sauf qu’en lieu et place de l’exploit envisagé après 45 minutes d’excellente facture, reste aujourd’hui une montagne de doutes et d’interrogations après un naufrage que la première mi-temps valaisanne ne laissait pourtant nullement augurer…

A Tourbillon, alors que tout aurait dû changer au vu de ce qui avait précédé la saison dernière, rien n’a en tout cas déjà suffisamment changé pour imaginer un autre résultat que la sempiternelle défaite contre le FC Bâle au premier coup de sifflet final du nouvel exercice. Un grand classique du championnat qui, excepté quelques nuls d’encouragement, dure depuis déjà plus de huit ans. Confronté dans la réalité aux poids lourds rhénans, le challenger de Tourbillon s’est présenté comme un adversaire beaucoup trop léger, de surcroît tête en l’air, ce qui ne pardonne pas.

Mitryushkin fait une «Maisonnial»

Alors même qu’un succès aux points était encore dans ses cordes après 45 minutes, Sion allait complètement disparaître par la suite, victime d’un rare enchaînement de circonstances défavorables. Il a d’abord perdu son capitaine Xavier Kouassi suite à une malencontreuse glissade, ce qui devait totalement désorganiser sa défense jusqu’à précipiter la déroute valaisanne; le pourtant expérimenté Behrami a ensuite égaré un ballon qui a permis à Bâle d’inscrire le 2-1; puis, cerise sur le gâteau si l’on ose dire, Mitryushkin devait se faire l’auteur d’une «Maisonnial», en référence au but gag encaissé par le jeune portier français une année plus tôt contre Lugano. Dans le cas de l’affaire russe, le nouveau No 1 de Tourbillon s’est fait abuser par une anodine passe en retrait de Bamert.

Quand vous encaissez autant de catastrophes concomitantes, difficile, on vous l’accorde, de prétendre à une autre issue que ce très embarrassant revers. Car Sion a «explosé» d’abord en défense, là même où il était censé avoir glané quelques certitudes durant ses matches de préparation, avec un seul but encaissé jusque-là, ce dont il s’était peut-être un peu trop vite glorifié. Des fragiles certitudes qui ont tôt fait de voler en éclats vendredi soir face au froid réalisme bâlois.

Gérer un contingent pléthorique

Tout n’a certes pas été catastrophique, loin de là, mais l’ampleur de la défaite comporte l’avantage de mieux situer la dimension des problèmes. Stéphane Henchoz va non seulement devoir regonfler le moral de son gardien, rebooster ses défenseurs et donner plus de consistance sur la durée d’une rencontre à ses attaquants (oui, cela fait déjà beaucoup) mais il devra aussi gérer les conséquences d’un contingent qui déborde de partout.

Tandis que Bâle, qui s’est permis de laisser sur son banc des hommes de la trempe de Taulant Xhaka, Kevin Bua, Samuele Campo ou encore Ricky Van Wolfswinkel au coup d’envoi, possède un effectif riche de 28 noms, le FC Sion entretient une armée mexicaine comprenant 33 soldats footballeurs. Où la quantité ne garantit pas encore la qualité.

Alors qu'Alex Song semblait s’imposer comme le patron qu’il a été durant les rencontres de préparation, l’ancien joueur du Barça s’est retrouvé remplaçant. Bastien Toma devait encore moins trouvé grâce puisqu’il n’a même pas été convoqué, comme tant d’autres, provisoirement écartés ou dans l’attente d’un autre port d’attache…

Entre premières rognes des uns et vexations des autres, le nouveau coach du FC Sion devra user de psychologie pour ne perdre personne en route. Vendredi soir, la déroute locale a été telle qu’elle a complètement éclipsée la première décision de la VAR sur une pelouse helvétique. Alors qu’un penalty avait été accordé aux Valaisans suite à un body-check aérien de Omlin sur Ndoye (44e), l’écran de contrôle et les «mouchards» de Volketswil allaient annuler la première décision de M. Schärer. Au lieu d’un possible 2-1 pour Sion qui aurait alors pu tout changer, la VAR s’est signalée en faveur du FC Bâle. Quand rien ne va, c'est tout qui fout le camp...

Moralité: au terme d’une journée initiale qui pourrait, en fonction des résultats du week-end, le reléguer au rang de première lanterne rouge du championnat, le club de Tourbillon se retrouve dans le dur plus vite que prévu. Son nouvel entraîneur sait ce qu'il lui reste à corriger: tout.

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