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Moyen-Orient: En Syrie, le rêve du retour au camp palestinien de Yarmouk

Des centaines d’habitants de Yarmouk, un camp qui accueillait avant le début de la guerre en 2011 environ 160’000 réfugiés palestiniens, sont rentrés chez eux.

Issa al-Loubani, un réfugié palestinien de 48 ans marche avec sa fille et sa femme dans les rues de Yarmuk en Syrie. Un lieu qu’ils avaient quitté en 2012.

Issa al-Loubani, un réfugié palestinien de 48 ans marche avec sa fille et sa femme dans les rues de Yarmuk en Syrie. Un lieu qu’ils avaient quitté en 2012.

AFP

Quand les autorités syriennes ont autorisé les habitants de Yarmouk à rentrer chez eux, le réfugié palestinien Issa al-Loubani s’est empressé d’inscrire sa famille et d’entamer lui-même les réparations de son appartement, impatient de retrouver ce camp dévasté par la guerre.

Munies de leurs précieux titres de propriété, des centaines de personnes se sont déjà enregistrées pour pouvoir retourner dans ce camp qui accueillait avant le début de la guerre en 2011 environ 160’000 réfugiés palestiniens ainsi que des familles syriennes.

«Notre maison a besoin de travaux importants mais c’est mieux que de payer un loyer», confie MIssa al-Loubani, qui se rendait régulièrement chez lui depuis Damas toute proche avec son épouse Ilham et leur fille.

La famille a déjà installé un tapis, des ustensiles de cuisine et un matelas. Mais le Palestinien de 48 ans sait qu’il devra passer l’hiver dans un appartement aux fenêtres béantes recouvertes de bâches en plastique.

Ce quartier de la banlieue de Damas a été arraché en 2018 par les forces gouvernementales aux djihadistes du groupe Etat islamique mais la reconstruction piétine. «Il faut encore rétablir l’électricité et l’eau courante, déblayer les gravats des rues», reconnaît-il.

Le sol de sa rue déserte est jonché de décombres: une machine à laver endommagée, des blocs de pierre, des planches, de vieux chiffons, des vêtements éparpillés.

Et juste devant leur immeuble, Issa et Ilham retrouvent parmi d’autres affaires à eux une photo de leur mariage. «Voilà Oum Walid», s’exclame la mère de famille, désignant une invitée.

Immeubles partiellement ou totalement effondrés s’alignent le long de plusieurs ruelles, venant rappeler des années de combats féroces.

Retours par centaines

La municipalité de Damas a annoncé en novembre que les habitants pouvaient rentrer à Yarmouk, à condition que leur domicile ne soit pas insalubre.

Installés au rez-de-chassée d’un immeuble en ruine, des responsables accueillent quotidiennement des dizaines de personnes désireuses d’obtenir les autorisations nécessaires.

Quelque 600 familles se sont déjà enregistrées, assure à l’AFP Mahmoud al-Khaled, à la tête du comité chargé de déblayer le camp. Environ 40% des bâtiments pourraient être réoccupés quasi-immédiatement tandis que 40% nécessitent une réhabilitation, indique-t-il.

Etabli dans les années 1950, Yarmouk était initialement un camp de réfugiés créé pour les Palestiniens chassés de leurs terres après la création d’Israël en 1948.

Devenu au fil des décennies un véritable quartier résidentiel et commercial, il est tombé sous la coupe des rebelles en 2012, basculant trois ans plus tard aux mains des djihadistes.

La Syrie en guerre a connu au cours de l’année écoulée une forte détérioration de la situation socio-économique, marquée par une dégringolade de la monnaie nationale et par une inflation galopante.

L’ONU rapportait début novembre le retour ces derniers mois à Yarmouk de 430 familles n’ayant «plus les moyens de louer».

L’écrasante majorité des infrastructures de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) dans le camp, dont seize écoles, doivent être entièrement reconstruites. Les trois centres médicaux ont aussi été détruits.

Une clinique mobile vient une fois par semaine, d’après l’UNRWA. Des bus de l’organisation transportent les enfants vers des écoles de Damas.

Débrouille

Malgré ces conditions, Chehab al-Din Blidi s’est réinstallé à Yarmouk depuis un mois, son logement ayant été globalement épargné par les combats.

Dans son salon à la peinture éclatante et aux fauteuils capitonnés, on oublierait presque les destructions à l’extérieur.

«Si on avait attendu le retour de l’électricité, de l’eau, du tout-à-l’égout, on serait restés peut-être un an à payer un loyer» ailleurs, explique le sexagénaire syrien.

Pour obtenir quelques heures d’électricité, il s’est raccordé au réseau hors du camp avec un long câble électrique.

«Les destructions sont trop importantes pour être prises en charge par une seule institution», reconnaît-il. «La reconstruction nécessite les efforts de plusieurs pays. En attendant, nous devons nous débrouiller».

Dans un pays morcelé par la guerre, où les divisions restent profondes, le retour est parfois un rêve inaccessible.

C’est le cas pour Ahmed Khormandi, parti de Yarmouk en 2015. Après des années d’exil, le quadragénaire a échoué en territoire rebelle, dans un camp de déplacés. «Personne ici ne peut s’enregistrer pour rentrer», assure-t-il à l’AFP, disant craindre les arrestations.

«Même si je rentrais, je n’aurais pas les moyens de la réparer», ajoute-t-il, disant avoir entendu dire que sa maison avait été pillée et incendiée.

AFP/NXP

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