Gabon
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Allocation : Ali Bongo aurait-il menti aux stagiaires du CIMFEP de Nkok ?

poste par Griffin Ondo Nzuey / 31 juillet, 2023

Assurés par le chef de l’État d’être choyés jusqu’au terme de leur apprentissage, les stagiaires du Centre international multisectoriel de formation et d’enseignement professionnel (CIMFEP) de Nkok n’ont pas perçu leurs allocations depuis trois trimestres pour la plupart. Ils observent depuis plusieurs jours un mouvement d’humeur qui ne semble pas intéresser les autorités.

Des stagiaires, lors du lancement de leur mouvement d’humeur, le 19 juillet 2023 à Nkok. © D.R.

Une nouvelle fois, le 19 juillet dernier, le climat s’est tendu au Centre international multisectoriel de formation et d’enseignement professionnel sis au sein de la Zone économique spéciale de Nkok. Cette fois encore, il s’est agi d’un mouvement d’humeur initié par les stagiaires de cet établissement présenté par les autorités, le chef de l’État le premier, comme une des meilleures réponses au chômage des jeunes dans le pays. La raison de ce énième débrayage : le non-paiement des allocations dues par l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) aux stagiaires.

Selon les intéressés, l’agence leur devrait neuf mois d’allocations, soit trois trimestres depuis le début de l’année académique en cours. «Cet argent nous permet de vivre au sein de l’internat où nous sommes logés depuis le 27 février 2022, date de notre arrivée au centre. Aujourd’hui, nous avons pris pour résolution de suspendre nos cours afin de revendiquer ce qui nous revient de droit», explique le collectif des stagiaires du CIMFEP.

© D.R.

À l’en croire, ce nouveau mouvement d’humeur est en réalité une interpellation faite aux autorités et particulièrement au président de la République qui leur avait promis qu’il veillerait personnellement à ce qu’ils bénéficient de meilleures conditions d’apprentissage. Or, à l’épreuve des faits, chaque paiement de leurs allocations a été précédé d’un mouvement d’humeur. «Pourquoi devons-nous toujours en arriver là ?» interroge une banderole brandie par les stagiaires qui disent être «insurgés» par la situation qui ne semble pas préoccuper les autorités à qui ils assurent avoir adressé des courriers ces dernières semaines. Face au mutisme de celles-ci, certains stagiaires ont résolu de regagner leur domicile en attendant. L’établissement devrait d’ailleurs connaître une pause dès le 11 août prochain, date du démarrage de la campagne électorale pour l’élection présidentielle.

GR