Gabon
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Appel au dégagisme et à la réappropriation de notre pays

Frustration, mécontentement et rage d’Abslow mais aussi de nombreux gabonais à l’égard des étrangers ayant envahi le Gabon et pris le contrôle de ses institutions et de son économie. La démission d’Ousmane Cissé est résolument un tournant symbolique et un appel au dégagisme, cette attitude d’insoumission politique visant à renverser les dirigeants incompétents ou illégitimes. Un appel à la réappropriation de leur pays par les gabonais.

© Gabonreview

Ce qui vient de se passer avec la nomination suivie de sa démission 4 jours plus tard, sur pression de l’opinion publique, d’un sujet sénégalais outrageusement porté la tête de notre bien tristement aimée SEEG, annonce une ère nouvelle qui marquera la renaissance et la libération de notre peuple. Une aurore se lève et encourage l’ardeur.

Au regard de la solidarité manifestée par notre peuple face à ce fait inédit, j’ai envie de croire que cette ère nouvelle sera plus radieuse que les 14 dernières années. Car elle sonne la fin de la récréation et inaugure dans nos moyens de lutte politique, sociale et économique contre les fossoyeurs de la République, l’entrée en vigueur du «dégagisme».

«Le dégagisme est l’attitude d’insoumission politique d’un peuple en prônant le renvoi, par la désobéissance civile ou par la voie des urnes, des gouvernants ou des dirigeants jugés incompétents et/ou illégitimes». Jamais un mot n’avait été aussi puissant pour toucher l’âme meurtrie de chaque gabonais face à ce qui se déroule dans notre pays depuis 14 ans.

Jamais auparavant, en remontant jusqu’à notre indépendance, des gens venus d’horizons lointains, que nous avons accueillis avec les bras ouverts avec une générosité sans pareil sur le continent, croyant qu’ils étaient nos frères, n’avaient décidé de nous déposséder de notre pays en nous prenant ce que nous avons de plus précieux.

De tout temps, nous avons accueilli des étrangers chez nous pour travailler dans le secteur public et privé car nous avions grandement besoin de leur force de travail pour construire un pays prospère. Forts de notre hospitalité, ils ont entrepris de faire en plus du commerce et ont envahi tous nos marchés et nos quartiers avec des activités commerciales diverses et variées.

Mais ce n’était toujours pas suffisant pour ces frères venus de loin. Il a fallu qu’Ils prennent en sus nos mères, nos sœurs, nos filles et mêmes nos femmes pour épouses, avec qui ils ont fait des enfants et parfois fondé des familles, toutes choses qui nous ont davantage attendris. Les croyant de bonne intention, nous les avons encouragés, pensant que leur différence nous enrichirait.

Ayant intégré (devrais-je dire infiltré ?) nos familles, mais toujours insatisfaits, ils sont passés à une autre étape. Ils ont entrepris de convoiter notre économie par la création de toutes sortes de sociétés dans tous les secteurs d’activités. Ils se sont alors appliqués à capter nos marchés publics avec une voracité sans égale par ailleurs.

Alors que notre pays s’était inscrit assurément sur la voie du développement, on a vu apparaître le phénomène jusque-là inconnu des éléphants blancs, qui sont les témoins de marchés payés mais partiellement exécutés, entravant gravement notre marche vers le progrès. Toujours plus voraces, ils en ont fait un sport national avec la complicité de gabonais corrompus et ennemis de leur pays.

Malgré notre hospitalité sans cesse réaffirmée, la coupe n’est jamais pleine pour nos frères étrangers. Ils ont fini par croire que le Gabon était une terre désormais conquise et qui leur est définitivement acquise, sous les effets de leurs velléités répétées de dépossession. Il fallait aller encore plus loin en prenant possession des arcanes décisionnelles de notre pays.

Et 2009 sera pour eux un parfait alignement des planètes. Profitant de l’avènement par effraction d’une caste de dirigeants inconscients, revanchards à souhait du fait d’un résultat des urnes sans équivoque qui les a rejetés, ces étrangers organisés en communautés mafieuses, vont acquérir une position préférentielle par le truchement d’un homme lige, matrice de leur stratégie d’accaparement du Gabon.

Depuis cette date, insidieusement mais très méthodiquement, notre pays est copieusement dépecé comme un gibier et notre peuple est littéralement exclu des affaires de son pays au profit de ces rastaquouères. Solidement enracinés au sommet de l’état, ils s’octroient et octroient à leurs proches, tous les privilèges qui sont désormais refusés aux autochtones.

Ils ont fait de notre nationalité une banalité qu’ils accordent à tous ceux qui leur servent de relais pour renforcer leur stratégie de «stranger inpowering»  qui consiste à écarter les gabonais de la gestion de leur pays. Et cette politique n’a que trop bien réussi car ils sont devenus les maîtres du jeu dans notre pays. Riches propriétaires terriens, ils vendent désormais les terrains aux gabonais.

Et quand ils ne nous les vendent pas, ils nous les arrachent purement et simplement. Devenus collaborateurs et puissants conseillers de notre Président, ils nomment aux hautes fonctions d’Etat à telle enseigne que même les institutions de la République leur sont assujetties. Pour preuve, notre gouvernement est un repaire d’étrangers camouflés sous la double nationalité.

Les hautes fonctions de notre administration publique leur sont acquises et leur garantissent la haute main sur nos finances publiques et sur notre économie dont ils choisissent les acteurs, orientent les stratégies et déterminent les quotes-parts à reverser à l’Etat, se taillant eux-mêmes la part du lion. Ils mènent la dolce vita dans notre pays avec nos ressources pendant que les Gabonais tirent le diable par la queue.

Car ils sont victimes d’un chômage endémique, de salaires modiques, de pensions non payées, d’un coût de la vie prohibitif. Ils ne peuvent plus se soigner convenablement ; ils ne peuvent plus éduquer leurs enfants correctement et leur cadre de vie se dégrade du fait d’une absence chronique d’infrastructures et de services sociaux de base. Même l’eau est devenue inaccessible à nos foyers.

C’est dans ce contexte que la démission du sieur Ousmane Cissé sonne comme un sursaut patriotique qui annonce la réappropriation de notre pays. Quand un peuple décide de se lever, ses chaînes tombent. Et nous venons de le démontrer de la plus belle manière en nous levant comme un seul homme pour revendiquer notre droit à gérer nos entreprises nationales. Le résultat est sans appel.

Le dégagisme est donc le chemin qui nous mènera à notre libération. Face à cet impératif de liberté, de souveraineté et de dignité, il n’y aura plus ni de PDG, ni opposition. Il n’y a qu’un peuple révolté car trop longtemps marginalisé et snobé par ces dirigeants au profit des apatrides. Ils se sont rendus coupables de haute trahison et de collusion avec des intérêts étrangers. Le Gabon doit revenir à ses enfants. On va les dégager !

ABLOWMENT VRAI !