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Comilog : Les syndicats en grève

Après avoir déposé sur la table de leur direction générale un préavis de grève couvrant la période du 27 mai à minuit au 7 juin à 23h59, des syndicats de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comliog) réunis en collectif ont lancé jeudi 8 juin un mouvement de grève illimitée. Revendiquant la prime liée aux résultats et aux performances (PRP), ils dénoncent la violation et le non-respect des accords par la direction générale.

La banderole résumant les revendications des syndicats en grève. © D.R.

Syltrac, Symiga, Synatiex et Strimm : quatre des six syndicats de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comliog) ont lancé le 8 juin un mouvement de grève illimitée. «Nous nous retrouvons chaque fin d’année pour mettre en pratique les accords signés entre la direction générale et les partenaires sociaux concernant la prime liée aux résultats et aux performances (PRP). Malheureusement cet accord s’est vu une fois de plus violé par le partenaire en face qui n’a pas respecté les termes de l’accord», a fait savoir le représentant du Strimm. Après réunion entre la direction générale et les partenaires sociaux, a-t-il fait savoir, il y a eu des désaccords sur certains chiffres.

Une situation qui a conduit à une rupture du dialogue social tant, assure-t-il, «le partenaire en face a quitté la salle et nous a laissés seuls». Percevant ces dernières années 2,8 millions de francs CFA l’année au titre de la PRP, les travailleurs qui estiment qu’ils valent bien plus, revendiquent l’augmentation de cette prime. Si l’administration rappelle que le montant de la prime est tributaire des résultats de l’entreprise et qu’en conséquence la prime peut varier à la hausse comme à la baisse, les syndicalistes ne l’entendent pas de cette oreille. «Les salariés ne demandent que l’application des textes pour le paiement de la prime dans son intégralité conformément aux dispositions de notre protocole d’accord», a dit le représentant du Synatiex.

Les agents de Comilog lors de leur dernière AG. © D.R.

«C’est la seule chose que les salariés attendent», a-t-il ajouté assurant que le mouvement de grève ne peut être levé qu’à cette condition. Lui et les autres appellent tout aussi à la prise en compte du protocole sanitaire et les problèmes de retraite. «Ce qui nous amène à la grève, c’est la violation et le non-respect de nos accords», a-t-il insisté relevant tout aussi le désaccord concernant la célébration de la Sainte-barbe. Les syndicalistes accusent la direction générale de refuser de procéder à l’application d’un mécanisme mis en place pendant la période de covid-19. Mécanisme selon lequel, la somme de 100 000 francs CFA était octroyée à chaque agent du fait de la non-organisation de la soirée de la Sainte Barbe aux dates habituelles. Ce, en lieu et place d’une soirée organisée en milieu d’année.

«Au niveau de notre entreprise, le dialogue est presque coupé. Le souhait pour nous, c’est reprendre le dialogue social avec notre employeur. On attend l’appel de la direction générale pour qu’on trouve la solution», a déclaré le secrétaire général du Syltrac. Les agents des sites de Moanda et d’Owendo en grève prévoient conformément au Code du travail, la mise en place d’un service minimum durant le temps de la grève.