Gabon
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Gabon : Latta, le village abandonné aux éléphants revit après deux ans

poste par Griffin Ondo Nzuey / 23 mai, 2023

S’ils avaient été contraints de l’abandonner deux ans durant à cause des intrusions répétées des éléphants, les habitants du village Latta situé à une vingtaine de kilomètres de Makokou (Ogooué-Ivindo) ont récemment décidé d’y revenir à la suite des promesses des autorités et la mise à leur disposition d’un fonds d’aide pour le lancement d’un projet communautaire agricole dont la viabilité n’est pas garantie.

Le village Latta reprend vie. © Capture d’écran/Gabon 1ère

Le village Latta situé à une vingtaine de kilomètres de Makokou, chef-lieu de la province de l’Ogooué-Ivindo, reprend vie peu à peu. Ces dernières semaines, ses habitants ont résolu de revenir s’y installer après l’avoir quitté deux ans durant. Selon Martin Indjemboué, leader communautaire et fils du terroir, cet «abandon» avait été contraint par le conflit avec les pachydermes dont les intrusions répétées devenaient de plus en plus dangereuses pour les habitants. «On était vraiment perturbés par les éléphants», raconte-t-il à nos confrères de Gabon 1ère.

Les activités vont bon train à Latta. © Capture d’écran/Gabon 1ère

Mais à l’en croire, tout semble repartir à la normale. «Le village est en train de se reconstituer». Et pour cause, appuyées par les autorités locales, et sans doute aidées par le fait que le Premier ministre est originaire de la province, les populations ont bénéficié il y a quelques mois d’une partie du fonds de développement local. 

Avec cet argent, les habitants de Latta ont lancé un projet agricole. Pour ce faire, ils ont commencé à aménager un espace sur lequel ils envisagent de planter du manioc et du maïs, en évitant soigneusement les bananiers prisés par les éléphants. Seulement, ce projet communautaire suscite déjà de vives inquiétudes parmi les villageois qui craignent d’investir à perte. Aussi, Martin Indjemboué et les siens demandent-ils aux autorités de leur venir à nouveau en aide en sécurisant leur plantation par la construction d’une barrière électrique permettant d’éloigner les pachydermes de leurs cultures. D’autant que les animaux ont déjà été aperçus rôdant autour de la nouvelle plantation.

GR