Gabon
This article was added by the user . TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

Gabon : les syndicats veulent la tenue des états généraux de la Santé pour soigner l’hôpital gabonais agonisant

Les responsables des syndicats du secteur santé au Gabon © D.R

Les agents de santé réunis au sein du Syndicat national des personnels de santé (SYNAPS),  du  Syndicat national des agents d’hygiène publique et d’assainissement (SYNAPHA), et du Syndicat national des agents de la main d’œuvre non permanente (SYNAMONP), ont au terme d’une journée de réflexion organisée le 1er mai 2022, recommandé à l’Etat l’organisation urgente des  états généraux de la Santé pour soigner, disent-ils,  l’hôpital gabonais  qui est agonisant  depuis des années.

La réflexion organisée sur la thématique : « quelle politique pour les malades face à la dette des Hôpitaux? », a recommandé de revoir également l’accompagnement non satisfaisant de la CNAMGS vis-à-vis des hôpitaux ; la redéfinition   de la place du malade à l’hôpital ; la révision des mécanismes pour un paiement régulier des primes en respectant une périodicité et  disposer dans les structures sanitaires  les intrants en temps et en heure.


« Cette thématique qui portait essentiellement sur la situation des malades au sein de l’hôpital et dans les bras d’un personnel fâché pour non-paiement des primes a révélé un débat de fond sur le triptyque Malade-Soignant-CNAMGS »,  a indiqué à Gabonactu.com, Serghes Mickala-Moundanga , Secrétaire Général du SYNAPS.

Durant ce conclave, le personnel sa santé a reconnu et égrainé certaines insuffisances qui obèrent le bon fonctionnement des structures sanitaires. Pour lui,  « le malade paie, sauf que  les recettes échappent à la caisse. C’est d’abord dû au personnel de soins  lui-même, puis à ceux qui ont en charge, le recouvrement sans oublier les choix moins pertinent de dépenses effectuées ».

Les agents ont laissé comprendre aussi que l’une des raisons de la mauvaise prise en charge des malades est certes liée à l’accueil, mais surtout à l’absence de synchronisation de l’action hospitalière par les différents responsables (directeur, directeur adjoint, chef de service), laissant ainsi les directeurs généraux seuls dans le feu de l’action.

Camille Boussoughou