Gabon
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Interdiction de la marche contre l’armée française : Le rictus de Gérard Ella Nguéma

poste par Alix-Ida Mussavu / 23 mai, 2022

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Face au refus du ministre de l’Intérieur d’autoriser la marche pacifique qu’il voulait organiser contre la présence de l’armée française au Gabon, le 24 mai, Gérard Ella Nguéma estime que c’est un refus injustifié et disproportionné.

Gérard Ella Nguéma au milieu des siens lors de sa sortie. © Capture d’écran/Gabonreview

Le 6 mai, Gérard Ella Nguéma avait informé l’ambassadeur de France au Gabon de l’organisation le 24 mai, d’une marche pacifique en vue de protester contre la présence de l’armée française au Gabon, sur l’itinéraire Carrefour Camp de Gaulle-Alibandeng. Si la même information avait été adressée au ministre de l’Intérieur pour une autorisation préalable à cette manifestation ; le 10 mai, ce dernier a répondu par un refus.

Une réponse jugée injustifiée et disproportionnée par Gérard Ella Nguéma, président du Front patriotique gabonais (FPG) et président en exercice de la Troisième voie, deux forces politiques de l’opposition gabonaise. «Contre toute attente, dans la correspondance du 10 mai 2022 vos services compétents nous informent du refus catégorique de notre sollicitation mais nous devons d’abord déplorer le fait que cette réponse a été rédigée depuis le 6 mai», a-t-il déclaré, lors d’une sortie à ce sujet le week-end dernier.

Gérard Ella Nguéma qui s’adressait en ces termes à Lambert-Noël Matha le ministre de l’Intérieur, dit avoir constaté qu’au ministère de l’Intérieur cette réponse a fait l’objet d’une rétention. «N’eût été notre vigilance d’être passé là-bas le 17 pour avoir une suite», a-t-il commenté. S’il assure que FPG prend acte de la réponse, il dénonce un «refus injustifié et disproportionné» et aussi une «énième forfaiture et dérive démocratique en temps de paix».

Le président du FPG a invité le ministre de l’Intérieur à être animé par un esprit républicain et à faire la différence entre l’ordre public et les libertés publiques. Il dit regretter le fait que le pouvoir interdise les réunions et manifestations publiques sollicitées par l’opposition dans le pays, en faisant la part belle au Parti démocratique gabonais (PDG), parti au pouvoir. «Si cette marche avait été programmée par le PDG serait-elle interdite ?», s’est interrogé Gerard Ella Nguéma. «Nous allons redéfinir notre combat et à l’avenir vous indiquer comment nous comptons désormais le mener», a-t-il fait savoir à l’opinion.

GR