Gabon
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Présidentielle 2023 : Jean Boniface Assélé promet de poursuivre en justice les personnes à l’origine du rejet de sa candidature

Après avoir démonté les motifs avancés par le Centre gabonais des élections (CGE) qui a rejeté sa candidature à la présidentielle du 26 août, Jean Boniface Assélé a annoncé ce 26 juillet qu’il portera plainte contre les personnes à l’origine de ce rejet. S’il a déposé devant la Cour constitutionnelle un recours pour que sa candidature soit validée, il assure que la candidature d’Ali Bongo n’est pas valable.

Jean Boniface Assélé s’exprimant, le 26 juillet 2023 à Libreville. © Gabonreview

Au Gabon, plusieurs motifs dont l’appartenance au regroupement politique Majorité républicaine et sociale pour l’émergence, sont à l’origine du rejet de la candidature à la présidentielle de Jean Boniface Assélé par le Centre gabonais des élections (CGE). Après la présentation de ces motifs le 26 juillet au cours d’une conférence de presse, le président du Centre des libéraux réformateurs (CLR) a fait remarquer que son «dossier était bel et bien complet et recevable». A la question de savoir qui a contesté sa candidature ? Jean Boniface Assélé assure que le CGE par la voix de son président, a répondu que cette contestation a été initiée par le regroupement de la majorité.

Or, assure-t-il, conformément à l’article 66 de la loi électorale, ce regroupement de la majorité n’a pas qualité pour introduire au CGE une requête en contestation de sa candidature. «Il ne fait aucun doute que je vais poursuivre en justice le ou les auteurs de cette honteuse machination contre ma personne et qui porte atteinte à ma bonne foi devant mes électeurs», a prévenu le président du CLR. L’homme dit avoir été surpris d’apprendre que son dossier complet n’avait pas été retenu par le CGE avec pour seul élément joint à la notification du rejet un récépissé dont le CLR n’aurait jamais eu connaissance. «C’est la première fois que nous le voyons», a-t-il affirmé.

Un récépissé en violation de loi relative aux partis politiques

En parcourant ce récépissé de regroupements de partis politiques signé du ministère de l’Intérieur, dit-il, «je constate l’entête non conforme à celui de délivrance de récépissé, le siège social sans boîte postale, l’absence du Centre des libéraux réformateurs remplacé par le Cercle des libéraux réformateurs, la présence des personnes physiques n’ayant pas qualité des partis politique, l’honorable Ivala, la présence d’association n’ayant pas qualité de partis politiques». Un état de fait en violation des articles 27, 28, 29 et 30 de la loi n°0016/2011 du 14 février 2012 portant modification de la loi n°24/96 du 6 juin 1996 relative aux partis politiques.

Selon son article 29 l’acte constitutif du regroupement approuvé par les assemblées générales des parties concernées doit être transmis dans un délai maximum de 15 jours ouvrables au ministère chargé de l’Intérieur à compter de la date de signature. Or, affirme Jean Boniface Assélé, le regroupement de la majorité créé le 9 avril 2010 a reçu son récépissé définitif le 1er juillet 2022. Soit 12 ans après et le CLR n’a jamais soumis un tel PV. Il fait remarquer qu’après avoir adhéré cette majorité le 19 avril 2010, le CLR en a démissionné par écrit le 26 juin 2023. «A la date du dépôt de ma candidature le 16 juillet 2023, le CLR n’était plus membre de cette majorité conformément à l’article 20 de la charte», a-t-il soutenu.

«La candidature d’Ali Bongo n’est pas valable»

Cet article dispose entre autres que «la qualité de membre de la majorité se perd par démission écrite» et la qualité de membre se perd de facto sur présentation de la candidature d’un membre contre le chef de la majorité lors d’une élection présidentielle. Jugeant dont «fallacieux» l’argumentaire autour de l’appartenance à la majorité, Jean Boniface Assélé assure que si l’on considère la majorité comme un regroupement légal des partis politiques, le candidat de la majorité est celui investi par la majorité et non par un seul de ses membres. «Ce qui n’est pas le cas à ce jour. Ça veut dire que la candidature d’Ali Bongo n’est pas valable», a-t-il soutenu.

Pour lui, force est donc de constater que la majorité n’a pas de candidat tant, il ressort de la fiche de déclaration de candidature en son point 8, qu’il faut l’emblème du parti ou du regroupement politique dont se réclame le candidat. Le hic, dit-il, «cette majorité n’a pas d’emblème. Le candidat Ali Bongo Ondimba est celui du seul PDG». Alors qu’il lui est aussi reproché de ne pas avoir respecté certains délais, il répond que le CGE a confondu parti politique et regroupement de partis politiques. Il a donc introduit le 25 juillet, un recours devant la Cour constitutionnelle afin que le droit soit dit pour que sa candidature soit validée. «Je ne céderai ni à une pression ni à une menace ni à aucun chantage ni à aucun marchandage et encore moins à un achat de conscience», a-t-il soutenu.