Gabon
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Santé dégradée de BLA : le REDHAC tient l’État gabonais pour responsable

poste par Griffin Ondo Nzuey / 1 juin, 2022

mdas

Dans un communiqué rendu public en début de semaine, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) dit tenir pour responsables les autorités gabonaises de l’état de santé sans cesse déclinante de Brice Laccruche Alihanga (BLA) et annonce la saisie d’organismes internationaux sur la question.

Brice Laccruche Alihanga est détenu depuis fin 2019 dans le cadre de l’opération Scorpion. © Facebook

Les défenseurs des droits humains de la sous-région ne voient pas d’un bon œil la détention de Brice Laccruche Alihanga. Interpellé dans le cadre de l’opération anticorruption baptisée «Scorpion», l’ancien directeur de cabinet du président de la République a vu comme d’autres sa détention à la prison centrale de Libreville se rallonger jusqu’à lors. Seulement, à en croire ses avocats qui n’ont pas cessé d’interpeller les autorités sur l’urgence liée à sa santé, l’ancien collaborateur d’Ali Bongo est détenu dans des «conditions inhumaines», ce qui n’arrange pas sa santé déjà fortement fragilisée peu après la délivrance de son mandat de dépôt.

Dans un communiqué lundi 30 mai dernier, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale dit tenir pour responsable l’État gabonais de la santé de «BLA» qui serait détenu en isolement depuis plus de deux ans, coupé des autres prisonniers et soumis à des restrictions à peine supportables, y compris pour les visites familiales. «Le REDHAC, informe les autorités gabonaises qu’il saisira les organisations internationales partenaires sur cette énième violation des droits humains par le Gabon, pays siégeant au Conseil des droits de l’homme des Nations unies», menace l’organisation sous-régionale.

Des conditions prévisibles ?

Pour le REDHAC, les conditions auxquelles est soumis l’ancien collaborateur d’Ali Bongo «étaient prévisibles tant l’humiliation orchestrée, lors de son placement en détention, avait atteint son paroxysme. Des caméras furent en effet admises dans la prison afin de prendre des images infamantes qui furent en effet publiées sur les réseaux sociaux au mépris le plus évident de la présomption d’innocence».

«Ces événements révèlent, s’il en était encore besoin, la réalité de l’opération Scorpion, à savoir la volonté d’écarter du jeu politique et de la scène publique des personnes en délicatesse avec son propre camp politique, afin de tenter de s’attirer les faveurs d’une opinion publique désabusée. C’est au prétexte d’une procédure judiciaire, pourtant menée en violation de toutes les règles de droit applicables, que cette détention, aujourd’hui qualifiée d’arbitraire par les Nations unies, a été ordonnée puis prolongée au-delà de tout délai raisonnable», peste l’organisation qui «invite les autorités gabonaises à libérer [Brice Laccruche Alihanga] et à prendre en conséquence toutes les dispositions nécessaires pour [sa] prise en charge médicale effective».

GR