Guinea
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An 2 du CNRD : une journée à moult rebondissements !

Depuis hier au soir, le calme s’en est allé dans une bonne partie de la haute banlieue. Les vieux démons, porteurs de tourments et d’incertitudes, ont encore ressurgi, avec leur cortège de violences et de risques intrinsèques.

C’est à se demander quand  va-t-on en finir avec ce cercle vicieux d’antagonismes et d’oppositions qui n’en finissent pas de se produire, cela, même un jour de célébration aussi symbolique que la date du 5 Septembre !

Cette fois encore, comme un remake des manifestations passées, de triste mémoire, les protagonistes ont été les mêmes. D’un côté, les agents du maintien d’ordre et de l’autre, les jeunes des quartiers. Hier encore, comme les autres fois, ils se sont d’abord longuement regardés en chiens de faïence ; se sont observés, jaugés, soupesés, avant d’en découdre tout d’un coup, on ne sait trop à quel instant.

C’est à ce moment que des tirs ont retenti en début de soirée. C’était sur la route Le Prince, dans la zone de Soloprimo. Une accalmie a suivi, quelque temps après. Elle a duré jusqu’à ce matin, aux alentours de 13 heures, avant de céder la place à la violence qui a repris intensément. Une série de courses poursuites alternées de jets de pierres et de tirs d’armes et de gaz lacrymogène ont meublé toute l’après-midi.

C’est à 16 h, au moment où nous écrivons ces lignes, que la pluie, en tombant fort opportunément, a tempéré les ardeurs des uns et des autres, obligés qu’ils sont de s’abriter. Le calme est pour l’instant revenu. Qui sait, pour combien de temps ?

Nous avons noté que la zone de conflit est fluctuante. Elle se déplace de temps en temps vers d’autres endroits, au gré des courses-poursuites. Ainsi aujourd’hui, après la route Le Prince, son épicentre s’est transporté du côté des rails de Friguia, lesquels surplombent Démoudoula, un quartier très escarpé, à l’accès malaisé, même pour les plus hardis des poursuivants.

Ces dits rails sont parallèles à la nouvelle route qu’on vient de construire et qui conduit, de Cosa à Bomboly,  Koloma et Rails-Rails.

Dans la nuit d’avant-hier, cette même route, très moderne, était applaudie par de nombreux riverains et passants admiratifs, après le lancement de l’éclairage public qui la jalonne d’un bout à l’autre de son étendue.

Et voilà qu’aujourd’hui, comble de paradoxe, cette même route, habituellement très fréquentée, est totalement déserte. Il est absolument vide de toute circulation. Les usagers qui l’utilisent pourtant tous les jours, pour s’épargner les embouteillages de la route Le Prince, sont forcés de l’abandonner. En ce jour de fête-anniversaire, elle a plutôt servi de théâtre… d’affrontements !

Hélas, quel dommage !

Il y a lieu de se demander, pourquoi tout ça ? Tous ces gâchis, en termes humain et matériel, tous ces retards, pertes de temps et recommencements, tout cet effritement du tissu social, toute cette belle image du pays qu’on écorne, sans trop y réfléchir !

Où va-t-on aller avec ça et jusqu’où ? A qui cela va profiter à la fin, si jamais fin il y a ?