Guinea
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CRIEF : toujours sans avocat, Oyé Guilavogui demande sa remise en liberté

Oyé Guilavogui, l’ancien ministre des Télécommunications poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, est toujours sans conseils depuis la démission le 14 juin dernier de ses avocats. Ce mercredi encore, la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a dû constater l’absence de ses avocats.

Le représentant du ministère public a voulu que l’affaire soit renvoyée à une date qui se situerait après les vacances judiciaires. « Le bâtonnier s’est engagé à nous fournir une liste d’avocats, mais en attendant nous vous demandons de renvoyer la procédure après les vacances judiciaires. Monsieur le président, ce vide a été créé par le prévenu lui-même et ses avocats qui se sont retirés de la procédure », a souhaité Moustapha Mariame Diallo, substitut du procureur spécial près la CRIEF.

 Le prévenu, lui, a demandé une remise en liberté. « Depuis plus de cinq mois, on ne voit toujours pas le bout du tunnel. Après qu’on ait constaté l’absence des avocats qui devaient être commis d’office, je vous demande monsieur le président, d’accepter ma mise en liberté », a exprimé Oyé Guilavogui.

Le ministère public s’est catégoriquement à cette demande du prévenu. La jugeant fantaisiste et inopportune. « On ne peut vouloir faire obstruction au bon fonctionnement de la justice et demander auprès de cette Cour de poser un acte. Ses avocats ont librement quitté la salle alors que la procédure suivait son cours normal. Je pense que, monsieur le président, il est opportun dans l’intérêt de la justice que vous rejetez cette demande et renvoyez cette procédure après les vacances judiciaires », a exprimé le représentant du ministère public.

En dépit de cette opposition du ministère public, la Cour a décidé de s’exprimer sur la demande du prévenu avant les vacances judiciaires. Ainsi, l’affaire a été renvoyée au lundi 31 juillet 2023 pour statuer sur cette demande de remise en liberté.

Pour rappel, Oyé Guilavogui est poursuivi pour un présumé détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux. Des faits portant sur 50 millions de dollars US débloqués par le régime d’Alpha Condé en vue de relancer la Société de Téléphonie de Guinée (Sotelgui). Un décaissement qui est intervenu alors que le prévenu Oyé Guilavogui était ministre des Postes et Télécommunications et de l’Économie numérique.