Guinea
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Mois de l'Enfant : Le Gouvernement guinéen et l'UNICEF lancent les activités à Kankan

KANKAN-Les activités du mois de l’Enfant ont été officiellement lancées ce mercredi 01 juin 2022 à Kankan, en Haute Guinée. L’évènement a connu notamment la présence du Premier Ministre Mohamed Béavogui, de la ministre de l’Action Sociale, de la Protection Féminine, de l’Enfance et des personnes vulnérables, Aicha Nanette Conté, du Représentant résident de l’UNICEF en Guinée, M. Pierre N’Gom, mais aussi de centaines d’Enfants venus de toutes les couches.

“La responsabilité citoyenne face aux violences faites aux enfants”, c’est sur ce thème que le premier ministre entouré de quelques membres de son Gouvernement ainsi que des partenaires techniques et financiers notamment UNICEF, a procédé, à la maison des jeunes de Kankan, au lancement officiel des activités du mois de l’Enfant.

Dans son discours de circonstance, Mohamed Béavogui a réaffirmé l’engagement de son Gouvernement à œuvrer pour garantir les droits des enfants et à lutter contre les violences dont ils sont victimes.
« Le lancement de la célébration du mois de l'enfant à Kankan a une signification et une résonance particulière. Non seulement, elle nous permet de mener nos actions de plaidoyers en faveur des enfants, mais elle prouve la détermination et l'engagement du Gouvernement de poursuivre la lutte sans relâche contre les violences faites aux enfants. Ce combat est une priorité du gouvernement », a déclaré le Premier ministre.

Poursuivant, Mohamed Béavogui a interpelé chaque citoyen à jouer son rôle pour éradiquer les maux dont subissent les enfants en Guinée. Le chef du gouvernement guinéen s’est dit heureux de constater que dans le cadre de la problématique des violences faites aux enfants, la Guinée a fait des efforts importants. Toutefois, déplore-t-il, cette embellie est teintée par la recrudescence des cas de viols sur mineurs.

« C'est en ayant pris acte des leurs conséquences sur les enfants que je voudrais vous rassurer chers enfants que les auteurs de ces viols, violences ne trouveront pas le salut après avoir joué avec votre avenir et celui du pays", a promis le chef du gouvernement guinéen.

Dans sa prise de parole, le représentant régional du parlement des enfants de Guinée n'a pas manqué de formuler les plaidoyers au nom des Enfants de Guinée, vis-à-vis des autorités.

"Le parlement des enfants dans sa mission de faire des plaidoyers auprès des communautés s'emploiera activement à la recherche des moyens en faveur des enfants. Au nom des enfants du pays, je sollicite le retrait des enfants dans les sites d'exploitation traditionnelle des mines, la construction d'une école publique pour les enfants vivant avec un handicap, l'aménagement d'un espace de jeu pour les enfants de la région de Kankan. J’aimerais aussi interpeler le ministère de la justice sur les multiples cas de violations des droits des enfants en conflit avec la justice", a formulé Jean Labilé Late.

Le mois de l’enfant est une occasion pour les décideurs et leurs partenaires de promouvoir les Droits des tout-petits. En marge du lancement des activités, l’UNICEF a remis du matériel informatique au juge pour enfants de Kankan. Le représentant pays de l’UNICEF a salué à sa juste valeur, les efforts consentis par l'État guinéen dans la réalisation de plusieurs activités en faveur des plus petits.  Toutefois, selon Pierre N’Gom, malgré les progrès réalisés, il y a encore des défis qui émergent et demeurent.

Parmi ces défis, il a mentionné en premier lieu l'augmentation des cas de viols et de violence sexuelle sur les enfants et les femmes. Selon M. N’Gom, cette situation qui interpelle nécessite des mesures urgentes pour décourager les potentiels agresseurs. 

Le représentant résident de l’UNICEF a aussi soulevé la problématique de la prise en charge médicale des victimes de violences sexuelles, notamment les enfants. Des familles sont contraintes à payer des frais à des médecins légistes. « La suppression de ces frais soulagerait les victimes », a-t-il affirmé.

Ce n’est pas tout. M. Pierre Ngom, a soulevé autre défi. Celui lié à l’insuffisance des ressources adéquates dans le budget national pour assurer la mise en œuvre complète du plan d'action sur la promotion de la lutte contre les mariages d'enfants et les mutilations génitales féminines afin de contribuer à l'accélération de l'abandon de ces pratiques.

Madame la ministre de la promotion féminine de l'enfance et des personnes vulnérables, Aïcha Nanette Conté, a de son côté salué la partition des partenaires techniques et financiers dans l’organisation de cet évènement et la lutte pour le droit des enfants.

"Nous saluons les apports de nos partenaires techniques et financiers de tous les jours dans notre combat. Et cette journée sera mis à profit pour parler des violences et surtout du viol sur mineurs afin de traquer les présumés et les traduire devant la justice pour qu'ils puissent répondre de leurs actes", a-t-elle déclaré.

Depuis Kankan, Facély Sanoh

Pour Africaguinee.com