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N’Zérékoré: les enseignants contractuels inquiets pour le retard dans le paiement des primes

Il y a à peu près deux mois maintenant que les enseignants contractuels de N’Zérékoré ne perçoivent pas leurs primes. Cette année, le département en charge de l’Education avait promis de les prendre en charge afin de soulager les communautés.
La contribution financière des parents d’élèves est maintenue à 8 mille, à l’élémentaire et à 10 mille, au secondaire.

Jusqu’à présent, ces enseignants contractuels ne voient rien venir. Une situation qui inquiète Zaoro, professeur de Philosophie au collège Tilepoulou.
« C’est inquiétant ce que nous traversons maintenant. Nous n’avons rien depuis l’ouverture. Et nous avons une famille à prendre en charge. C’est vraiment pénible cette situation. Je ne doute pas de la capacité de l’État à nous payer. Mais, si ce n’est pas fait à temps, c’est difficile. J’interpelle le Gouvernement à faire face à notre situation », a lancé Zaoro.

Comme lui, cette situation inquiète également Bangaly Camara, Professeur de Physique. Il est obligé de marcher chaque matin pour se rendre à l’école.
« Ça fait maintenant plusieurs semaines que je marche sensiblement 3 kilomètres pour venir à l’école. Cette somme ne représente presque rien dans notre dépense mensuelle. Mais, ça n’arrive pas aussi à temps, je pense que c’est pour aggraver notre situation. Dans les conditions normales, on ne devrait pas être là à chaque fois pour réclamer cet argent comme si on nous le donnait. C’est notre dû », a déploré Bangaly Camara.

La prise en charge des contractuels par l’État fait regretter déjà plusieurs d’entre eux. Ils disent préférer aujourd’hui l’ancien système, c’est-à-dire le payement à travers la contribution parentale.
« Lorsque la nouvelle a été annoncé par le Ministère, nous étions très contents de l’accueillir. Mais, sauf que nous sommes encore perdus. Parce que l’État n’a rien fait jusqu’à présent. C’est par amour du métier que nous continuons à dispenser les cours. Mais, il arrive des moments, nous n’avions plus de mental parce que la famille a faim. l’État dans sa quête de réformer le système éducatif peine à faire face à notre situation. Où est le sérieux », s’est interrogé un enseignant.

Au niveau de la direction préfectorale de l’Education, l’on apprend que les dispositions sont en train d’être prises à cet effet. Pendant ce temps, les enseignants prennent leur mal en patience en attendant qu’une solution soit trouvée à leur problème.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’Zérékoré
Tél : 621- 94-17-77