Guinea
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Stage du syli à Conakry : une saignée financière savamment orchestrée

Le Syli National de Guinée sera face au Malawi le 09 septembre prochain, dans le cadre de la dernière journée des éliminatoires de la CAN 2023. Pour préparer ce match sans enjeu, un stage inopportun se déroule depuis le 05 septembre à Conakry, alors que les joueurs et le staff auraient pu directement rallier Lilongwe afin d’atténuer les dépenses.

L’Etat est à nouveau confronté à la signature d’un ordre de mission de dernière minute : « le Premier Ministre a signé hier soir l’ordre de mission après le conseil des ministres qui s’est déroulé tardivement… » nous a confié une source à la Primature. Un état de fait dû aux décisions compromettantes de certains décideurs qui passent ensuite par les médias pour exercer une pression sur le pouvoir public. Pour quels intérêts ? Allez-y savoir.

Le Syli national qui est déjà qualifié avait besoin de quel regroupement à Conakry, sachant qu’il joue un match en déplacement sur une longue distance ? Qu’il y a ensuite d’autres dates FIFA à venir d’ici la fin de cette année, sans oublier le regroupement indispensable d’au moins 15 jours avant le coup d’envoi de la CAN en Côte d’Ivoire.

C’est en étant conscient de toutes ces futures dépenses pour la seule fédération de football, que des décisions aussi incompréhensibles ont été prises entre la feguifoot et le ministère des sports. A la primature, on reconnaît que « tout ce qui vient du ministère des sports est problématique », et donc susceptible de connaître du retard. On est passé récemment de 93 à 23 milliards GNF sur un dossier en provenance du même département, grâce à la vigilance du P.M.

Si le regroupement était indispensable sur cette fenêtre, il aurait simplement pu être organisé en une seule fois en Afrique du Sud ou à Addis-Abeba pour 72h, pour après rallier Lilongwe. Mais non, on préfère payer des billets d’avion en aller simple sur Conakry (plus cher), payer l’hébergement dans un hôtel pour plus de 30 personnes et toutes les dépenses subsidiaires, plus les frais liés à la location d’un vol spécial puisque le retard est d’ores et déjà consommé, il faut un vol direct.

Ce qui est surprenant, c’est que la Primature est au fait de tout ça et reste impuissante, puisque les ramifications sont bien plus grandes que l’on ne peut imaginer.

Alpha Mady pour Guinée7.com