Haiti
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Haïti - FLASH : «Il faut des soldats sur le terrain dès maintenant» dixit ex Ambassadrice US Pamela A. White





Haïti - FLASH : «Il faut des soldats sur le terrain dès maintenant» dixit ex Ambassadrice US Pamela A. White

Jeudi 29 septembre 2022, des responsables d’organisations de droits humains et de la société civile haïtienne ainsi que l’ancienne ambassadrice américaine à Port-au-Prince, Pamela Ann White (2012-2015), ont participé, à une séance d’audition au congrès américain sur la situation en Haïti.

Extraits de l’intervention de Pamela Ann White sur la sécurité en Haïti :

« Cela me fait mal de le dire puisque j’ai passé 40 ans à travailler comme diplomate à travers le monde, mais il est temps de jeter les gants et d’arrêter de prétendre que la diplomatie “normale” fonctionnera en Haïti. Comme tout le monde le sait, qui se soucie du peuple haïtien, Haïti est un État en déroute. Il n’y a pas de gouvernement légitime, pas de système judiciaire, pas de parlement, et une force policière faible incapable d’arrêter les gangs qui contrôlent maintenant plus de 60 % de la capitale. Il n’y a aucune chance de planifier des élections dans le contexte de la crise sécuritaire actuelle.
[…]
Tous les acteurs internationaux soutiennent sans cesse qu’il faut accroître la sécurité, la croissance du secteur privé, améliorer l’éducation et les services de santé et ils ont raison. Mais pourquoi ne pas admettre que ce qui est nécessaire MAINTENANT ce n’est pas un plan quinquennal compliqué pour résoudre tous les nombreux défis d’Haïti, mais des soldats sur le terrain MAINTENANT […]
[…]
Il ne fait absolument aucun doute que les haïtiens vivent dans des conditions infernales, tous les services sociaux ont été abolis il y a des mois. Port-au-Prince a le plus grand nombre d’enlèvements au monde [….] Dans les orphelinats, les enfants sont terrorisés par des balles qui les passent au-dessus de leur tête […] La police nationale d’Haïti (PNH) a moins d’armes, moins de membres et beaucoup moins d’argent pour mener ses opérations que les gangs.
[…]
[…] il doit y avoir une force avec des professionnels formés qui peuvent vaincre les voyous. Personnellement, je me fiche qu’il s’agisse de mercenaires, de soldats de l’ONU ou d’anciens policiers de New York. Il faut que cela cesse. Peut-être que le secteur privé peut être convaincu ENFIN de prendre les choses en main et au lieu de jouer avec les gangs, qu’ils paient des troupes pour sauver Haïti
[…]
Je vote pour sécuriser d’abord les rues, les maisons et les moyens de subsistance du peuple haïtien. Ensuite, augmenter l’aide humanitaire. Ensuite, parlons des élections et de nombreuses autres réformes nécessaires. Mais rien ne va bouger si nous ne pouvons pas garantir la sécurité. Rien ne bougera sauf la prise de contrôle d’une nation par des voyous. Encore une fois, je suis tout à fait d’accord avec l’éditorial du Washington Post qui dit : “La situation n’est pas tenable et attendre que le pire arrive n’est pas une politique, c’est une abdication de responsabilité. Les Nations Unies, l’Organisation des États américains et leurs gouvernements, y compris l’administration Biden, doivent faire face à l’effondrement d’Haïti et agir pour prévenir d’autres carnages et souffrances”. »

Téléchargez l’intervention complète de Pamela A.White (PDF en anglais) : https://www.haitilibre.com/docs/HHRG-117-FA00-Wstate-WhiteP-20220929.pdf

HL/ HaïtiLibre