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Summerschool : à Tétange, les écoliers révisent leurs bases

Marianne, Solmaz et Alba progressent à leur rythme dans leurs révisions.

La Summerschool, ce sont les enfants qui en parlent le mieux. Les copines de Tétange ne regrettent pas d’être venues et adorent réviser leur allemand avec Jeff et Andy, leurs instituteurs.

La cloche n’a pas encore sonné la rentrée scolaire et pourtant, tandis que leurs camarades profitent des derniers jours de vacances, certains élèves ont déjà repris le chemin de l’école ou du lycée. 4 940 écoliers et 1 326 lycéens participent à la Summerschool. Claude Meisch, encore ministre de l’Éducation nationale pour quelques semaines avant les élections législatives, a rendu visite à des écoliers des cycles 2 et 4 de l’école fondamentale Jean-Pierre Nuel de Tétange, hier matin.

L’ambiance était studieuse et les écoliers appliqués dans la classe encadrée par Jeff et Andy, jusqu’à ce que le ministre débarque avec sa suite de photographes et de cameramen. Sept bambins âgés de 7 à 9 ans – six filles et un garçon – étaient occupés à rafraîchir leurs connaissances en allemand avant de passer en classe supérieure à la rentrée scolaire.

Lancée en 2020 pour combler les lacunes accumulées lors de la crise du covid, la Summerschool est l’occasion de rafraîchir ou de consolider les apprentissages de l’année scolaire écoulée et de rattraper d’éventuels retards dans les cours principaux. La formule a plu et n’a cessé d’être reconduite depuis. Les élèves y passent deux heures par jour par matière suivie entre le 4 et le 14 septembre. Leur participation est actée lors des entretiens individuels de fin d’année.

«Nous revoyons les choses essentielles avec les enfants pour leur permettre de bien commencer leur année scolaire», explique Jeff qui rempile pour la troisième Summerschool consécutive. «Les enfants vont passer de la deuxième année de primaire à la troisième année. Nous répétons par exemple les verbes et les conjugaisons, les éléments qui composent une phrase, certaines sonorités ou diphtongues qui peuvent s’écrire de manière différente en allemand… Des choses plus compliquées et importantes.»

Les enfants avancent à leur rythme et peuvent à tout moment demander de l’aide ou des explications aux instituteurs ou professeurs qui les encadrent. «Certains élèves comprennent plus rapidement que d’autres. Si nous fonctionnons comme une classe lambda, tout le monde au même rythme, certains enfants vont s’ennuyer et d’autres ne parviendront pas à suivre», poursuit Jeff. Les enfants sont répartis en groupes plus petits que dans une classe de fondamental qui compte généralement quatorze écoliers, et accompagnés pas deux enseignants. Un fonctionnement qui permet plus de latitude et de flexibilité.

«Quand un élève a terminé l’exercice qui lui a été assigné, nous le corrigeons avec lui et lui donnons les explications nécessaires à sa compréhension», poursuit l’instituteur. À la Summerschool, pas de cours barbants au tableau. «Il nous arrive de noter des notions fondamentales au tableau, mais les cours se passent de manière frontale avec les enfants. Nous sommes à leurs côtés en permanence.» Andy et Jeff partent du principe que c’est en se trompant qu’on apprend et que les écoliers ne doivent pas avoir peur de faire des erreurs.

Pas le temps de s’ennuyer

Le timide Royan, dont la famille est originaire du Népal, trouve que Jeff explique bien les choses.

La petite Mélanie lève la main. Elle a besoin d’aide avant de se lancer dans un nouvel exercice. «Tu dois compléter les phrases par un verbe. Que fait-on avec un calcul?», lui souffle l’instituteur. La blondinette de huit ans trouvera la réponse et la bonne conjugaison toute seule, comme une grande. «J’ai des difficultés en allemand et Jeff m’aide à m’améliorer et à mieux comprendre les choses», révèle-t-elle. «J’aime bien venir ici et j’aime bien aller à l’école pour rencontrer mes amis et apprendre des choses. Quand je serai grande, je veux être docteur pour les chats et les chiens.» Les longues années d’études pour y parvenir ne lui font pas peur.

La douce Solmaz, 8 ans, «aime bien aussi venir faire de l’allemand et du calcul» avec trois de ses copines de classe. «On dessine et on travaille», raconte la gamine aux cheveux de Raiponce. «Après ces cours, je serai prête pour entrer dans la classe supérieure», lance-t-elle avec enthousiasme. Alba, sa copine, trouve également que ses enseignants font du bon travail. «Mon papa a dit que je devais répéter mes cours d’allemand parce que je redouble mon année. Cela me rend triste parce que je ne serai plus dans la même classe que mes copines», confie-t-elle. Mutine, elle ne se laisse pas abattre pour autant et assure avec ses mots d’enfant que cela la motivera à mieux travailler pour pouvoir passer du temps avec ses copines après les cours.

Marianne et Claudia, 9 ans toutes les deux, complètent la bande de copines. La première affirme avoir «du mal à comprendre l’allemand», mais aimer l’école et les devoirs. «J’ai envie d’être une bonne élève, de bien savoir lire et écrire et de mieux comprendre les choses avec ma tête», avance la petite brune. «J’aime toutes les matières.» La seconde aurait préféré pouvoir continuer de profiter des vacances plutôt que de fréquenter la Summerschool. «Personne ne m’avait prévenue que je devais venir ici», dit-elle. «Je suis un peu fâchée de devoir venir.» Mais ce n’est tout compte fait pas si terrible finalement. «On ne s’embête pas ici.»

La Summerschool en chiffres

Au total, 6 266 élèves se sont inscrits. Soit 616 de plus qu’en 2022. Les cours les plus fréquentés dans l’enseignement fondamental sont les cours d’allemand, suivis de ceux de mathématiques. Dans l’enseignement secondaire, les plus demandés sont les cours de mathématiques, suivis des cours de français.

Dans l’enseignement fondamental, le soutien scolaire est assuré par 251 volontaires, dont 73 enseignants et 178 étudiants. Dans l’enseignement secondaire, les élèves sont encadrés par 187 volontaires, dont 27 enseignants et 160 étudiants. Les étudiants ont dû suivre au préalable une formation en ligne organisée par l’Institut de formation de l’Éducation nationale (IFEN) et le Service de coordination de la recherche et de l’innovation pédagogiques et technologiques (Script).