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Elections 2021: des partis politiques traquent les traîtres dans leurs rangs

Par Mohamed Younsi le 15/10/2021 à 19h55
Abdelouafi Laftit - Ministre Intérieur

Le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit. 

© Copyright : MAP

Kiosque360. Des partis politiques ayant perdu des batailles électorales ou des présidences de collectivités territoriales s’apprêtent à les traduire en justice. Ces élus ayant fait défection sont qualifiés de «traitres». Les détails.

Après les élections communales, préfectorales, provinciales, régionales et législatives du 8 septembre et celles du 5 octobre pour le renouvellement des membres de la chambre des conseillers, l’heure est au bilan à l’échelle des états-majors des partis politiques. A ce propos, la question de la discipline partisane et du respect des consignes de vote a été fortement soulevée au sein de certaines formations politiques, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 16 et 17 octobre.


En fait, des partis politiques ont perdu des batailles électorales dans des circonscriptions locales et des présidences de collectivités territoriales à cause notamment de la défection de certains de leurs propres élus et grands électeurs. Dans certains cas, des militants ont tenté d’agir en amont pour neutraliser le vote d’un élu soupçonné de trahison, comme fut le cas «à Tanger où de grands électeurs ont séquestré un conseiller communal afin de l’empêcher d’accéder à la salle de vote sous prétexte de l’empêcher de trahir l’alliance».

Au sein de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), des sources ont confié au quotidien que le parti de la Rose s’apprête à sanctionner des élus qu’il considère comme des «traitres» pour avoir voté en faveur d’adversaires, contribuant ainsi à la défaite des candidats du parti.

C’est le cas dans la commune de Sidi Moussa Ben Ali dans la préfecture de Mohammedia, précisent les mêmes sources. Ces accusations ont eu des répercussions par la suite sur la passation des pouvoirs entre les présidents sortants et les nouveaux élus.


Pour le bon déroulement de ces passations de pouvoir, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a rappelé via les walis et gouverneurs que cette opération n’est pas une simple formalité administrative. Dans une circulaire, rappelle le quotidien, le ministre a affirmé que «ce processus n’est pas seulement une formalité, mais plutôt une phase importante pour cerner les responsabilités des présidents de conseil sortants dans la gestion des affaires de leurs collectivités, et déterminer la situation et le sort des dossiers dont ils avaient supervisé la gestion et les décisions qu’ils avaient mises en application».


Dans ce sillage, le ministre de l’Intérieur a rappelé l’article 49 de la loi organique n° 113.14 qui stipule que «le président du conseil est responsable de la tenue et de la conservation du registre des délibérations. A la cessation de ses fonctions, pour quelque cause que ce soit, le président est tenu de remettre ce registre, coté et paraphé, à son successeur. A l'expiration du mandat du conseil de la commune, une copie certifiée conforme à l'original du registre des délibérations est obligatoirement adressée au gouverneur de la préfecture ou de la province ou son intérimaire qui constate l'opération de remise prévue ci-dessus».