Morocco

Laila Slassi, l’usurpatrice du titre d’avocat qui conspire contre l’Etat tout en s’en gavant

Laila Slassi, qui se présente comme une avocate d’affaires, n’a pas le droit d’exercer, ni à Casablanca, où elle n’est pas inscrite au Barreau, ni à celui de Paris d’où elle en a été démise pour absentéisme. Pourtant, elle continue de sévir contre les adversaires de ses clients… Et contre l’Etat.

Dans la profession, on dit d’elle qu’elle est rusée comme un renard. La trentenaire, co-associée du cabinet d’affaires Afrique Advisors, correspondant au Maroc de Mayer Brown depuis 2015, a la réputation surfaite d’être une «tueuse». Elle a réussi, en moins de cinq ans de présence à Casablanca, après une formation et un stage à Paris, à s’infiltrer parmi les «Legal Firms» ayant pignon sur rue. Son portefeuille de clients comporte aussi bien des multinationales, de grands groupes publics tels que l’OCP, voire l’Etat itself, pour le compte duquel elle travaille sur «des dossiers sensibles comme le Sahara», aime-t-elle confier dans les salons.

Dans la presse, on ne lit d’elle, à quelques rares exceptions près, que des louanges. Elle a su se constituer une cour de journalistes, auxquels elle distille des informations qui servent ses intérêts et ceux de ses clients. Auprès de ses clients, elle aime faire valoir ce lobbying efficace auprès de certains médias.

Cela, c’est la face vitrine, qu’elle met en avant en présence de ses clients, à qui elle vend ses services «cousus main» à prix d’or.

Laila Slassi se présente donc comme une avocate d’affaires. Mais à y voir de plus près, elle n’a pas le droit de porter la robe noire, ni à Casablanca, où elle n’est pas inscrite au Barreau, ni à celui de Paris, d’où elle en a été démise il y a des années pour cause d’absentéisme. Pourtant, c’est grâce à ce titre usurpé qu’elle vend son «expertise», y compris à l’Etat.

Selon nos sources, Laila Slassi a ainsi pu s’incruster auprès du ministère de l’Industrie dans l’affaire du sidérurgiste allemand Scholz, qui avait attaqué le Maroc en 2019, contestant les mesures de sauvegarde que le Royaume avait appliquées pour la défense de son industrie nationale. Ses bons conseils n’auront pas montré leur efficience, ses arguments ayant été en effet rejetés par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) à la fin du mois de juin dernier. L’Etat devra donc revoir sa copie pour ne pas écoper d’une amende conséquente dans cette affaire.

D’ailleurs, Laila Slassi n’a pas montré seulement son incompétence dans le dossier dont l’avait chargé ce département, dirigé par Moulay Hafid Elalamy. Alors qu’elle défendait bec et ongles l’investisseur américain Michael Toporek dans l’affaire Brooks tone partners, qui a fait couler beaucoup d’encre du côté de médias amis, elle a réussi à éjecter Omar Belmamoun de la présidence de l’entreprise, en faisant valoir sa qualité d’avocate au Conseil d’administration pour faire valider sa révocation.

Des plaintes à la pelle

De plainte en plainte, Omar Belmamoun a alerté le Barreau de Paris qui lui a confirmé que la «conseillère» de l’Américain avait été omise depuis 2017. Une enquête a été ouverte et pour cause, «l'usage du titre d'avocat est interdit à l'avocat omis», dit explicitement le règlement intérieur du Barreau de Paris. Sauf que Slassi continue de s’en prévaloir à tout-va, preuve en est la mention «Avocat au Barreau de Paris» estampillée sur ses mails professionnels d’Afrique Advisors, ainsi que sur ses cartes de visite qu’elle distribue généreusement aux ministres, aux banquiers et à ses clients fortunés.

Faisant suite à la plainte contre Laila Slassi et après avoir traité le dossier, le Barreau de Paris a décidé, en date du 16 juillet, selon un courrier dont Le360 détient copie, de saisir la Commission de Réglementation de l’Exercice du Droit (CRED). Cette commission a pour mission de lutter contre toute forme d’exercice illégal du droit en France. Le cas échéant, la CRED saisit le Parquet afin qu’une procédure pénale puisse être menée contre les usurpateurs et qu’ils soient condamnés par la justice.

Le président démis de Brookstone partners a aussi déposé une plainte au pénal contre Slassi et Michael Toporek pour «faux et usage de faux» devant le Tribunal de première instance de Rabat. Le procès démarre le 7 septembre prochain.

Dans une autre affaire similaire, le cabinet UGCC, qui représente Ahmed Hamidi, PDG d'Ecomed, a déposé en juillet 2020 une plainte au pénal contre Laila Slassi devant le Tribunal de Casablanca, toujours pour «usurpation du titre d'avocat et de faux et usages de faux», ainsi qu’une plainte auprès du Barreau de Paris pour «usurpation du titre d'avocat».

C’est dire que cette professionnelle du conseil juridique est en passe aussi de devenir une marathonienne des prétoires, mais cette fois-ci sur le banc des accusés, tant les plaintes contre elle pleuvent. D’ailleurs, dans l’affaire des cabinets internationaux qui outragent certaines dispositions du métier d’avocat au Maroc, le lourd dossier de Slassi est en haut de la pile du bâtonnier Hassan Birouaine, décidé à faire de son cas un exemple.


Au grand jour: Laila Slassi, dans la clandestinité: Lylou Slass

Malgré tous ces litiges et l’argent qui coule à flot dans son cabinet, notamment grâce à ses gros contrats publics, Laila Slassi est une figure bien connue dans le milieu de la gauche radicale, celui des pourfendeurs du régime et des militants du 20-Février. C’est une complice et la trésorière attitrée de tous ceux qui mènent une fronde de l’intérieur contre les institutions de l’Etat.

La bourgeoise qui mange à satiété dans le bol du Makhzen n’hésite donc pas, dans sa double vie clandestine, à cracher dedans. Activiste du dimanche, elle aime donc faire tomber son tailleur de «Wonder Woman» et prodiguer ses bons conseils à Omar Radi, pourtant accusé de «viol» et de «réception de fonds étrangers dans le but de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat». Sur les réseaux sociaux, elle diffuse son fiel contre les institutions de l’Etat, en compagnie de sa bande de faux prolétaires, mais peu courageuse, et surtout soucieuse de préserver la vache à traire, elle se cache derrière un pseudo, «Lylou Slass», sur Facebook et Twitter. C’est elle qui a dernièrement lancé un manifeste anonyme aux revendications aussi vouées à l’échec que les dossiers qu’elle défend dans son cabinet.

Pour enfoncer la plaignante Hafsa Boutahar, qui accuse Omar Radi de viol, Laila Slassi veut faire croire à l’opinion publique que cette agression sexuelle, toujours présumée à l’heure actuelle, est en fait un coup monté par l’Etat pour faire taire son protégé.

Etonnant qu’on ne l’ait pas vue au front sur ce registre avec les nombreuses victimes de Taoufik Bouachrine ou dans l’affaire de son acolyte Soulaiman Raissouni. Il faut dire que Omar Radi est journaliste francophone et sert les intérêts de la fausse avocate. Sa présumée victime a probablement le tort de ne pas être journaliste.

Quand elle revêt son pseudo, Laila Slassi aime attaquer en meute, entourée d’un élu communal à Rabat qui profite bien comme il le faut du fonds de soutien aux starts-up du département de MHE, de l'ancienne rédactrice en chef d’un hebdomadaire francophone, d’une pigiste dans un quotidien américain et par ailleurs la «confidente intime» de Moulay Hicham, d’un journaliste qui assume mal son voyeurisme, d’un faiseur de brochures insignifiantes pour des fondations allemandes et, enfin, pour clore cette improbable assemblée, d’un dessinateur, inconsolable d’être fâché avec le talent.

Voilà qui est Laila Slassi, alias Lylou Slass, à qui le gouvernement, l’OCP, et tant d’autres institutions publiques livrent leurs secrets stratégiques, accordent leurs largesses et l’argent du contribuable. Des deniers publics, dont une partie est consacrée par la fausse avocate à financer son entreprise de dénigrement systématique du Royaume.

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