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Nominations aux hautes fonctions: les deux gouvernements du PJD champions toutes catégories

Par Hassan Benadad le 29/11/2021 à 22h18 (mise à jour le 29/11/2021 à 22h22)
Benkirane et El Othmani
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Kiosque360. Les deux gouvernements dirigés respectivement par les islamistes Benkirane et El Othmani ont dépassé de loin leurs prédécesseurs en matière de nominations aux postes de chefs de services et de divisions dans les ministères. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Les gouvernements d’Abdelilah Benkirane et de Saad Eddine El Othmani ont battu le record de nomination aux postes de responsables de services et de divisions dans les ministères. Le quotidien Al Akhbar rapporte, dans son édition du mardi 30 novembre, que selon des chiffres officiels, les deux gouvernements successifs ont nommé 9.017 chefs de services.

Les mêmes données indiquent que les ministres Pjidistes ont nommé 2.722 chefs de divisions entre 2012 et 2021. Au total ce sont 11.739 responsables qui ont été nommés au cours de ces deux mandats battant ainsi tous les records des gouvernements qui les ont précédés. Les mêmes sources soulignent que pendant la dernière année du gouvernement Benkirane ( 2016) on a enregistré la nomination de 1.694 chefs de services et 279 chefs de divisions.

Une inflation de recrutement qui n’est pas due à un manque de personnel mais qui relève du pur clientélisme partisan. Un comportement, il faut le préciser, qui n’est pas spécifique au PJD car tous les partis qui siègent au gouvernement profitent de ce passage pour recruter leurs proches et leurs militants.

Il faut toutefois noter que les autres partis qui siégeaient aux gouvernements qui étaient dirigés par le PJD n’ont affiché aucune volonté politique pour adopter le projet de décret portant sur la création de l’Instance nationale des fonctions supérieures. Pourtant les deux ministres qui avaient en charge la réforme de l’administration en l’occurrence Benchaâboun et Benabdelkader avaient promis de réviser le cadre juridique de ces nominations pour instaurer la transparence, l’égalité des chances et la priorisation de la compétence dans le recrutement des cadres.

Toutefois, les calculs politiciens des partis politiques ont envoyé cette reforme aux calendes grecques montrant ainsi qu’ils veulent garder une large manoeuvre en matière de nomination aux hautes fonctions.