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Panneaux photovoltaïques: les professionnels en demandent plus

Par Rachid Al Arbi le 27/10/2021 à 22h49
panneaux photovoltaïques

Des panneaux photovoltaïques.

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Kiosque360. Non satisfaits des mesures du PLF 2022, les opérateurs, veulent une exonération totale avec droit à déduction en interne et en externe. Sans cela, l’industrie naissante dans le photovoltaïque ne pourra pas décoller.

Les deux mesures prévues dans la Loi de Finances 2022 en matière de panneaux photovoltaïques et chauffe-eaux solaires ne semblent pas  satisfaire grand monde et certainement pas les professionnels de cette industrie naissante.

Dans son édition du 28 octobre, Les Inspirations ÉCO rappelle les deux dispositions qui consistent pour la première à exonérer les produits et matières entrant dans la fabrication des panneaux photovoltaïques, acquis par les fabricants, de la TVA avec un droit de déduction de 10%, à partir de l’année prochaine (les cellules photovoltaïques, les verres solaires, les cornières des panneaux en plastique…). «Alors que la seconde porte sur l’exonération de la TVA à l’importation des mêmes produits et matières entrant dans la fabrication des panneaux photovoltaïques».

Or, selon le quotidien, cela ne correspond pas exactement à ce qui a été demandé puisque les opérateurs veulent une exonération totale avec droit de déduction aussi bien en interne qu’en externe. Ils demandent aussi d'exonérer la TVA à l’importation de ces intrants.

Mais, le journal s’interroge sur l’efficacité de ces mesures et pense qu'il faudrait encore beaucoup plus. D’ailleurs, «le Maroc ne dispose pas encore de champions dans la production de panneaux photovoltaïques et de chauffe-eaux solaires». Il assure que même les deux plus grosses unités industrielles, Almadene à Al Hoceima et Jet Energy à Casablanca, ne parviennent pas à satisfaire à elles seules la demande nationale car «leurs prix ne sont pas compétitifs par rapport à ceux que l’on trouve facilement à l’international».

Le quotidien assure que la technologie n’est pas non plus tout à fait au point. «Dès lors, ce n’est pas le bon moment pour encourager la préférence nationale dans ce domaine où tout n’est pas encore tout à fait au point», indique le quotidien invitant à «réfléchir à une vraie stratégie d’industrialisation qui intègre tous les domaines: notamment un foncier attractif, une fiscalité appropriée, des financements adaptés et des ressources humaines qualifiées».

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