Morocco
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Vidéo. Lamamra se plaint que le Maroc se soit «renforcé» en reprenant ses relations avec Israël

Décidément, la fixation maladive sur le Maroc de Ramtane Lamamra, ne se dément pas. Le chef de la diplomatie algérienne vient à nouveau de s’en prendre au Royaume, auquel il conteste ouvertement le droit souverain de nouer des relations diplomatiques avec les pays de son choix.

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, était l’invité de la journaliste algérienne Yasmine Moussous, correspondante en Algérie de la chaîne de télévision russe RT-arabe, pour l’émission «Newsmakers», diffusée samedi 23 octobre à 21 heures, heure marocaine.

Après quelques questions sur les relations de l’Algérie avec la France, puis la Russie, l’Africom, le Mali, la Lybie, la journaliste de RT a adressé à Lamamra une question on ne peut plus claire sur le Maroc: «nous sommes arrivés au point de la rupture totale des relations avec le Maroc. Vous avez vous-même annoncé cette rupture et listé les causes qui seraient derrière cette décision. Mais pour aborder cette question à partir d’un autre angle, qu’est-ce que Rabat doit faire en vue de rétablir ses relations avec Alger?»

Lamamra lui répond évasivement: «je crois que Rabat est allé très, très loin dans ses attaques et ses conspirations contre l’Algérie [sic], que ce soit en utilisant certains individus ou groupes ayant été à juste titre classés par l’Algérie comme organisations terroristes. Le Maroc a également mené contre l’Algérie des actes qui relèvent de ce qu’on appelle les "guerres de quatrième génération" en vue de porter atteinte à la sécurité intérieure de notre pays. De même l’Etat marocain a fait appel à Israël pour le secourir et le renforcer… Un acte qui est en fait dirigé contre la sécurité et la stabilité de l’Algérie…Et que nous considérons comme dangereux et inacceptable».

L'expression «guerre de quatrième génération» est régulièrement utilisée par le chef de la junte militaire, Saïd Chengriha, pour réprimer toutes les voix libres en Algérie qui s’expriment sur les réseaux sociaux. En la reprenant, Lamamra apporte la preuve de sa vassalité à un système paranoïaque qui a fait du complotisme un mode de gouvernance.

Répondant ensuite à une autre question sur les propos du ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, qui, rappelons-le, avait exprimé, le 12 août dernier à Casablanca lors d’une conférence de presse, ses «inquiétudes au sujet du rôle joué par l’Algérie dans la région, son rapprochement avec l’Iran et la campagne qu’elle a menée contre l’admission d’Israël en tant que membre observateur de l’Union africaine», Lamamra a nié tout lien subversif avec l’Iran. Evitant de parler des relations avérées entre la branche militaire du Hezbollah libanais et le Polisario, il s’est limité à dire que les propos du ministre israélien sont «faux, imprécis, mais surtout suscités par le Maroc pour nuire à l’Algérie».

Le Maroc est même accusé d’avoir créé une tension dans la région, «aujourd’hui ouverte sur l’inconnu» dit-il, et d’avoir «refusé le plan de règlement politique onusien» au Sahara. Le Maroc serait même responsable du blocage qui empêche, à l’opposé de l’Algérie, selon Lamamra, «le vivre ensemble des pays de la région».

Les divagations de Lamamra, qui fait semblant d’oublier que son pays est le seul au monde qui maintient fermées ses frontières terrestres avec un pays voisin depuis 1994, n’ont pas échappé à la journaliste qui l’interviewait et qui, à deux reprises, n’a pas hésité à prendre son compatriote à contrepied.

Yasmine Moussous lui a d'abord indirectement fait comprendre qu’il est complètement hors sujet puisqu’il n’a, à aucun moment, soulevé le dossier du Sahara qui, l'a-t-elle rappelé, est «très ancien et a toujours constitué un sujet de frictions entre Rabat et Alger», comme tout le monde le sait.

La journaliste algérienne n'a ensuite pas hésité à recadrer Ramtane Lamamra, en lui faisant comprendre que l’Algérie fait de la normalisation maroco-israélienne tout un plat, alors que le Maroc n’est pas le seul, ni le premier ou dernier pays arabe à avoir souverainement noué des relations avec l’Etat d’Israël.

Et le chef de la diplomatie algérienne d’affirmer, dans des propos plutôt confus, que l’Algérie respectait la souveraineté de chaque pays, mais n’acceptait pas qu’un autre «pays arabe précis» se «renforce» à travers ses relations avec Israël en «l’introduisant dans une région où il n’a jamais mis les pieds», dit-il.

En d’autres termes, l’Algérie peureuse se plie en quatre devant les décisions souveraines des puissantes monarchies du Golfe qui tiennent les rênes de la politique de fixation des prix du pétrole et possèdent d’innombrables dossiers estampillés secret défense sur la junte, mais l’Algérie haineuse renie ce droit souverain quand il s’agit du Maroc.

Au final, c’est un Lamamra balbutiant, radoteur, incohérent qui s’est exprimé. Exactement à l’image d’un régime en pleine débâcle.