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Vidéo. PLF 2022: les premières priorités de l'État expliquées par un politologue

Par Chakir Alaoui et Mohammed Boukouyane le 16/10/2021 à 18h02 (mise à jour le 16/10/2021 à 18h06)
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Le politologue Abdelaziz Karaki explique les priorités essentielles du projet de loi de finances 2022.

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Ce samedi 16 octobre 2021 devrait être examiné dans un conseil des ministres, présidé à Fès par le roi Mohammed VI, le projet de loi des finances (PLF) de 2022. Le politologue Abdelaziz Karaki explique les priorités essentielles de ce texte.

Après son examen en conseil des ministres, le PLF 2020 sera soumis en séance plénière, lundi 18 octobre 2022, à la Chambre des représentants en vue d'un débat avant son adoption définitive.

"Il s'agit d'abord d'une feuille de route destinée à la mise en œuvre d'une première partie du programme gouvernemental lié à la revalorisation des secteurs sociaux", a estimé le politologue dans une déclaration pour Le360. "Le destin du PLF 2022 est lié intimement à trois aspects déterminants à savoir la pluie et les prévisions agricoles, le financement des projets ainsi que l'opération de recouvrement des impôts auprès des entreprises créancières", a affirmé ce vice-doyen de la Faculté des sciences juridiques et de l'économie de Rabat-Souissi.

Mais avant de développer davantage, l'expert a tenu à rappeler que les grandes lignes de ce PLF ont déjà été identifiées par le gouvernement précédent. Le projet de loi finances 2022 reste néanmoins "une des priorités essentielles de l'action du nouveau Exécutif".

Et d'ajouter que le gouvernement d'Aziz Akhannouch va devoir prendre en compte la prochaine saison agricole en ayant à l'esprit que celle-ci demeure "cautionnée par le niveau des pluies", car le "Maroc reste un pays agricole par excellence".

Abdelaziz Karaki enchaîne avec la question du financement des projets que l'Exécutif voudrait exécuter à l'occasion de la première année de son mandat. "Ce gouvernement est chanceux car si, par le passé, les financements reposaient essentiellement sur les recettes des phosphates, des MRE et de la production agricole, aujourd'hui les premières recettes de l'étranger proviennent du secteur des voitures fabriquées au Maroc".

Cet aspect, selon lui, a eu un impact positif "aussi bien sur les recettes de l'Etat que sur les dépenses publiques". Il y a aussi, d'après le vice-doyen, un chantier prometteur concernant "la restructuration de l'économie informelle". Ce chantier offre des opportunités d'emplois en devenant à la fois une riche source de recettes pour l'Etat".

Abdelaziz Karaki a enfin rappelé qu'Aziz Akhannouch vient d'inviter les entreprises créancières à "verser leurs impôts et à régler leurs contentions".