Madagascar
This article was added by the user . TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

J’ai créé une entreprise individuelle

Donc mes impôts se transforment en … ça ?

Gné ? Lol, vous emballez les haters et les crevards, c’est pas pour moi mais pour le compte d’un tiers 🙂

Oui et donc ? Et bien je voulais simplement en fait mettre en exergue la digitalisation, la vraie !

Tranquillement depuis le canapé, un dimanche soir, allez hop, en quelques clics, on remplit tranquillement ensemble les étapes de la création, via un formulaire hyper optimisé.

État-civil, coordonnées, choix de l’entreprise, forme juridique.. tout ça évidemment en transitant par le puissant France connect et son identifiant unique..

… puis l’avant dernière étape, le televersement (l’upload quoi) des pièces justificatives au format pdf, et on arrive à la dernière étape avec récapitulatif général, et.. zay, on signe numériquement cette déclaration et vitaaa !

Traitement INSEE effectué quelques minutes plus tard waaaa, et il ne reste plus qu’à attendre patiemment l’émission du SIREN, le SIRET et tout le tralala…

Waaa, redoutable d’efficacité n’est-ce pas ? Un guichet unique totalement dématérialisé, et qui se mettra automatiquement en lien avec le service des impôts, l’URSSAF et toussa.

Pas de déplacements chronophages, pas de misérable certificat de résidence délivré par le chef fokontany (lol), rien de toussa, vous ne bougez pas de votre canapé hoa.

Une fois cette phase de création effectuée, la suite sera du même acabit plus tard.  Vous déclarez vos revenus en ligne, mensuellement ou trimestriellement, le site de l’organisme vous calcule automatiquement vos cotisations et hop, vous validez le prélèvement automatique de ces cotisations.

Et tan dan, ça y est, vous êtes donc formel : vous contribuez au système social, aussi bien pour vous (santé, retraites, etc.) que pour les autres. Pareil pour les impôts, là aussi tout est en ligne.

On dirait de la science-fiction n’est-ce pas ? Bah non, c’est la civilisation tout simplement, qui exploite à fond tous les outils numériques à disposition, pour fluidifier un process bureaucratique poussiéreux (et poussif car corrompu) qui n’a plus lieu d’être au XXIeme siècle.

Et attention les gasy be fikafika là hein : vous avez intérêt à ne pas fikafiker vos déclarations car derrière toussa, il y a des mécanismes de vérification ultra sophistiqués dont vous n’avez même pas le moindre début d’idée sur comment ça marche. Donc filez droit et tout ira sur des roulettes… le cas échéant, ils seront sans pitié en cas de malversations avérées et volontaires, à différencier du droit à l’erreur involontaire.

Au pays endémique on comprend parfaitement la réticence à s’acquitter de ses obligations formelles et fiscales. Les impôts vont dans des werawera sans queue ni tête, redistribués sous forme de riz cantonais et de motos pour les maires, donc on se dit, hélas avec raison, ça sert à quoi je me casse les c***** à payer des impôts puisque rien ne me revient ?

Vous savez les routes, les ordures, la sécurité au quotidien et toussa : où sont passés mes impôts ? Rehefa DMC ihany autant que je ne paie rien n’est-ce pas ?

Donc tant que vous ne rétablirez pas cette confiance entre l’État et ses administrés contribuables, laisse tomber, ce sera toujours le règne de l’informel et des fikafika, l’État nation c’est pas encore pour demain.