Madagascar
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Une préservation renforcée de l’environnement

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Un peu plus de 150 hectares de terrain de la zone de reboisement de Marohojo ont été détruits par un incendie. L’incendie n’a pas fait les gros titres de la presse, mais il s’agit d’une immense perte pour le pays. Les autorités ont fait de la lutte contre la destruction par le feu des zones une priorité et sont décidées à ne faire preuve d’aucune tolérance envers les auteurs de tels actes.

Une préservation renforcée de l’environnement

Cet événement malheureux ne donne que plus d’importance aux engagements pris par les responsables du ministère de l’Environnement de préserver l’environnement de la Grande île et d’augmenter les surfaces boisées qui ont été dramatiquement réduites, ces dernières années. Les populations vivant près des aires protégées et des zones de reboisement  sont maintenant tout à fait conscientes de leur responsabilité et sont des acteurs dans leur protection. On l’a vu lors des grands incendies de ces dernières années. Ce fut encore le cas dimanche dernier lorsque les riverains étaient aux côtés des employés de l’environnement et des gendarmes pour combattre le feu. Le sinistre n’a été maîtrisé qu’en fin d’après-midi, mais on ne peut que déplorer les pertes causées. Près de 90% des zones reboisées sont parties en fumée. Pour l’instant, aucune hypothèse sur son origine n’a été avancée, mais la ministre de l’Environnement a tenu des propos très durs et a affirmé que si l’origine criminelle était avérée, il n’y aurait aucune mansuétude envers les auteurs de tels actes. Mais l’enquête qui sera menée permettra de faire la lumière sur les causes de l’incendie. Le déficit pluviométrique actuel provoque l’aridité des sols et favorise la propagation des feux qui sont accidentellement ou non allumés. Les agents forestiers sont sur le qui vive sur tout le territoire et leur collaboration est étroite avec les autorités locales et la population. Une politique de préservation de l’environnement bien pensée a été mise en place et semble porter ses fruits. Madagascar attend l’attribution des fonds verts décidés lors de la COP26 de Glasgow qui lui permettra de renforcer ces efforts.

Patrice RABE